30 juin 2009
H comme has-gouine
Has-gouine
Prononc. : [az-guin]
1/ n.f. Personne de sexe féminin qui est passée de l'homosexualité à l'hétérosexualité.
2/ adj. qual. Qui a perdu son caractère homosexuel.
Exemple :
- Salut chérie, tu vas à la gay-pride ?
- Non, ma petite poulette, c'est devenu has-gouine.
20 mars 2009
P comme pitoune
Pitoune
adj. qual.
Prononc. : [pitun]
Se dit d'une personne (généralement une fille, un enfant ou un homosexuel) qui se sent épuisée, au bord du malaise. Qui a mauvaise mine.
Exemple :
- Oh, je me sens toute pitoune...
- Tu devrais aller te reposer.
Explication contextualisée : dans une soirée bien arrosée, il y a toujours une demoiselle qui va boire plus que de raison. Elle va donc s'agiter, parler fort, montrer ses seins ou par exemple lécher les oreilles des autres convives (hommes surtout).
Plus tard, elle va brusquement s'arrêter, s'enfuir dans les toilettes et finalement disparaître de la soirée. Elle émergera le lendemain en début d'après-midi avec une gueule de zombi, une haleine fétide et du vomi séché collé dans les cheveux.
Le "Oh, je me sens toute pitoune" se situe donc au moment charnière où elle passe d'un comportement hystérico-extatique à celui de tituber vers les toilettes. Généralement, cette déclaration s'accompagne d'une mine déconfite et hébétée, un regard trouble, un teint un peu cireux, et un doigt posé sur la bouche.
A mes lecteurs : avez-vous
donc déjà assisté à une scène
de pitounitude dans votre vie ?
19 septembre 2008
S comme sexisme
Sexisme
n.m.
Prononc. : [sεksizm]
Art de vivre qui prône l'affriolité, l'aguichement et l'émoustillance.
Exemple :
- Vous êtes charmante, mademoiselle. Je dirais même plus, vous êtes sexiste !
- Hihi !...
07 février 2008
G comme gastronomie
Gastronomie
n.f.
Prononc. : [gastronכmi]
Du grec gastros : estomac, et du latin astronomia : étoile.
Ensemble des systèmes de croyances organisés en vue d'obtenir des renseignements sur les phénomènes gustatifs à partir de l'observation d'expériences gastriques.
La gastronomie est pratiquée par ses adeptes : les gastronomes qui sont des bactéries à l'intelligence supérieure et qui ont fondé la Secte Gastrologique pour étudier au plus près les phénomènes gastriques.
Les microbes gastronomes pénètrent donc dans l'estomac par le biais d'aliments ingérés par l'homme. Comme ces bactéries sont microscopiques, le passage dans l'oesophage constitue pour eux une sorte de voyage dans un tube intersidéral, un peu comme un trou noir. Alors, des unités d'intervention gastronomes spéciales sont recrutées et entraînées pour entrer dans l'estomac, elles sont appelées les gastronautes.
Les gastronautes parcourent donc l'oesophage dans de petits vaisseaux appelés les gastronefs spécialement conçus pour circuler parmi les boulettes d'aliments ingérées qui sont autant de planètes pour eux.
Arrivés au milieu de l'oesophage, les gastronautes essayent de chourrer des morceaux de bouffe en cours de digestion, mais des anti-corps (appelés les gastrologues) les attendent de pied ferme et les shootent avec des pistolets laser qui tirent même sous l'eau.
Alors souvent les gastronautes répliquent en jetant une bombe gastromique dans le tas. Et les boulettes d'aliments (qui sont - je le rappelle- comme autant de petites planètes pour nos gastronautes microscopiques) se transforment en une énorme météorite d'aliment : la gastroentérite qui explose dans l'estomac...
12 décembre 2007
S comme sexagénaire
Sexagénaire
n.m.
Prononc. : [sεksajenεr]
Personne qui a atteint l'âge de faire du sexe.
30 novembre 2007
E comme échauffourer
Echauffourer
v.
Prononc. : [eƒofure]
Etymologie : Vient du nom commun "échauffourée" qui désigne des affrontements confus et de courte durée. Ce terme est devenu très à la mode dans les médias à partir des années 2000, pour pédanteusement remplacer des expressions irrémédiablement vulgaires comme : querelle ou bagarre.
1/ Se fritter avec ses potes de la banlieue histoire de se mettre en forme afin d'affronter la flicaille.
Exemple :
- Héh, amène toi, on va casser du flic !
- Attends, j'suis encore un peu raide dans le dos. Je finis de m'échauffourer et j'arrive.
2/ Technique brevetée d'injection à 480°C et 1200 bars d'un mélange de chocolat, d'anhydride de potassium, de sulfite de plomb et de phosphocyanure de manganèse dans des beignets. Cette technique remplace l'injection mécanique, permettant de réduire le coût de la production de beignets de 43%. Les bénéfices ainsi réalisés serviraient donc à réduire la faim dans le monde. Ce procédé n'aurait aucune conséquence néfaste sur la santé des consommateurs d'après le CIDA (Comité des Industries De l'Agro-alimentaire).
Exemple :
- Tenez, voici 50€, les enfants, achetez vous des beignets classiques fourrés au chocolat.
- Mais voyons Michel, tu sais bien que nous avons des gateaux Kiler® à la maison, les beignets échauffourés au chocolat, enrichis en pro-vitamine KCN, très bon pour leur croissance !
3/ Pratiquer un rapport sexuel en se passant de préliminaires pour arriver le plus rapidement possible à l'orgasme.
Exemple :
- Michel, s'il te plaît, ça fait un mois que nous n'avons pas fait l'amour...
- Bordel, mais j'ai un rendez-vous avec un client là !... Bon, chiale pas, d'accord, je t'échauffoure et je me casse...
09 juillet 2006
S comme supporter
Supporter
n. m.
Prononc. : [syportεr]
Syn. angl. : X-Men
Personne mutante possédant des pouvoirs extraordinaires avec un fort pic d'activité pendant la saison estivale des années paires non bissextiles.
Le supporter est une personne d'apparence passe-partout. Il se transforme en supporter lorsqu'il est soumis à la conjugaison de trois facteurs :
visualisation d'une match de foot
attroupement avec d'autres supporters
ingurgitation de bière et de cacahouètes
Comme tarzan, le supporter pousse son cri : "aléléblu" ou aussi "vazizizu". Il communique dans un langage compréhensible de lui seul et de ses pairs.
Le supporter est un être capable d'empathie envers son prochain et, à ce titre, il se pose des questions existentielles, comme : "Ehissonhou lé portugué ?" (traduction en français : "Où sont les Portugais ?").
Les supporters, experts en improvisation événementielle, organisent des cérémonies ou des défilés dans lesquelles ils poussent leurs cris, dansent, montrent leurs fesses, font des doigts et jouent de la musique avec des klaxons. Pour communiquer leur joie et leur bonne humeur, ils montent régulièrement des spectacles impromptus.
Exemple :
- sculpture à partir de cabines téléphoniques ou d'abris de bus en oeuvre d'art contemporaine en utilisant une barre à mine comme outil de travail.
- intervention chirurgicale sur un passant à coups de batte de base-ball.
- prestigieux numéros de cirque sur toit de voitures.
06 janvier 2006
B comme bliblu
Bliblu
n. m.
Prononc. : [blibly]
Délicat commentaire posté sur un blog. Le bliblu est un commentaire qui se différencie des autres par son caractère doux, mais pas mielleux ; tendre, mais pas mièvre ; humble, mais pas torturé ; amusant, mais pas satyrique ; simple, mais pas simplet ; taquin, mais pas cynique ; sincère, mais pas franchouillard. Il est important de poster un bliblu avec une extrème délicatesse.
Exemple :
Blog de Cali :
28-29 Décembre 2005 - 75 bliblus en troupeau
21 décembre 2005
C comme coin-coin
Faire coin-coin
v.
Prononc. : [kuẼkuẼ]
1- Se dit d'une corde de guitare lorsqu'elle est pincée alors qu'elle ne repose pas correctement sur la barette correspondant à la note devant être jouée.
Exemple :
- Ton accord est foireux ! Y'a une corde qui fait coin-coin.
2- Se dit également d'un oiseau aux pattes palmées et au bec plat et alongé lorsqu'il pousse son cri. Mais, comme vous pouvez le remarquez, cette deuxième définition est totalement stupide : personne n'a jamais vu un canard jouer à la guitare, voyons !
Exemple :
- Et encore une victoire de canard ! Coin-coin...
07 décembre 2005
K comme kikoolol
Kikoolol
n.m.
Prononc. : [kikulol]
Personne atteinte de pics d'hystérie lors de l'utilisation d'un ordinateur, et plus particulièrement pendant la rédaction d'un message destiné à une personne virtuelle connectée à Internet (par le biais d'un forum ou d'un chat). Ce comportement se manifeste par des TOC (Troubles Obsessionnels Compulsifs) prenant la forme d'une rédaction monosyllabique, mal orthographiée et précipitée. Le kikoolol rédige ses messages en employant des onomatopées et des smileys en abondance, avec une absence de ponctuation ou alors une répétition exagérée d'un même caractère de ponctuation.
Parmi les expressions du kikoolol, nous avons : lol (Laughing Out Loud), preums (je suis le premier à écrire ce message), kikoo (bonjour) ou mdr (Mort De Rire) etc.
Exemple :
- Preums !!! ^ ^
- lol nan c moa !!!!! :-))))))))
- Kikoo mdr!!....
- Vous allez fermer vos gueules, sinon je défonce vos sales races de kikoolol !
- Té pô lol ;-(((( sniff.....
