Twister City

Bienvenue sur mon blog. Ici on dessine, on déconne et on discute. BD, salsa, conneries, cirque, cinéma, littérature, psychologie, musique. Apprenons à être jazzycoolos...

04 août 2009

La présomption ... ça sert à rien

Cher lecteur,

Parlons de présomption, ou plus précisément de présomption d'assomption...

Sais-tu ce qu'est la présomption d'assomption ?...

Ouais, je sais, ça en jette. Jolie expression hein ? J'ai trouvé ça tout seul. J'en suis assez fier, je dois avouer...

Présomption d'assomption donc...

En gros ça englobe le fait d'utiliser l'expression "Blabla bla, oui mais j'assume". C'est le "j'assume" qui me fait tiquer ici. Mettons nous en situation, rien de tel que de bons et beaux exemples :

  • "Aujourd'hui, j'ai languedeputé sur une personne qui se trouvait juste derrière moi. J'avais pas fait gaffe et elle a tout entendu. M'en fous, j'assume."
  • "Ce midi, je me suis pris un hot-dog alors que je suis allergique au pain et que je suis végétarien. Pas grave, j'assume."
  • "Je suis un rappeur du 93 et je vote à droite. J'assume."
  • "Je suis la Nouvelle Star, mais c'est pour le côté psychologique. Héh, j'assume."
  • etc...

Voilà, tu racontes sur tous les toits ta petite vie en ponctuant de présomptions d'assomption chacune des anecdotes les plus pathétiques de ton existence. Pourtant tu sais très bien que ce que tu dis est ridicule... Et tu sais quoi ? Les gens en face le savent également.

Cesse de dire que t'assumes alors que tout le monde sait très bien que tu n'assumes pas du tout ! Arrête donc de te la péter, franchement, y'a pas de quoi la ramener...

Allez...

La présomption, c'est comme les chiens, le travail, la modestie et la culpabilité, ça ne sert à rien.

par ZEL à 18:00 - Textes - - [#]
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28 juillet 2009

Les chiens ... ça sert à rien

Cher lecteur,

Je me rappelle que tu t'étais offert un chien l'année dernière parce que t'étais en manque d'affection. Mais tu t'es rendu compte depuis que c'était une fort mauvaise idée...

Alors voilà, soit écologiste, rends à la nature ce que tu lui as si perfidement piqué.

Sais-tu que ces mammifères s'épanouissent et sont faits pour vivre dans la nature, comme tous les animaux, n'est-ce pas ? Alors lorsque tu descendras à Cannes pour profiter des plages méditerranéennes, emmène ton doux Médor avec toi. Et laisse le sur le bord de la route. Ça lui fera super plaisir.

Choisis un endroit assez isolé, pour qu'il soit tranquille. Tu verras, il te sera reconnaissant. A lui les musaraignes et les petits moineaux ! C'est son régime alimentaire préféré. La journée, il courra derrière les voitures sur l'autoroute pour s'amuser. Et le soir, il dormira dans un fossé bien au chaud.

Top pépère !...

Et toi, tu auras ta petite conscience écolo tranquille. Et puis de toutes façons...

Les chiens, c'est comme le travail, la modestie et la culpabilité, ça ne sert à rien.

par ZEL à 12:00 - Textes - - [#]
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25 juillet 2009

Le travail ... ça sert à rien

Cher lecteur,

Appartiens-tu toi aussi à cette génération qui est née avec le chômage ?

L'après 68 ?... Ça te parle ?

On t'a bien bassiné à l'école avec le fait que c'était important de trouver du boulot, et de bien apprendre ses dates d'histoire pour montrer à son recruteur qu'on a aussi de la culture.

Tu t'es bien fait avoir, n'est-ce pas ?

Aujourd'hui, tu sais que le chômage, finalement, ça permet d'avoir un peu de pression sur les gens actifs pour ne pas qu'ils s'imaginent qu'ils pourraient quitter leur taf de merde pour en trouver facilement un autre où ils pourront s'épanouir un peu plus.

Alors corolaire : pourquoi se faire chier ? Pourquoi travailler alors que glander et lécher juste ce qu'il faut de fion suffit largement à gagner sa croute ?

De plus, le temps que tu passes à travailler, tu ne le passes pas à tes loisirs qui te permettent, l'air de rien, de t'ouvrir aussi un peu l'esprit, et te rendre plus intelligent et lucide.

Oui, tu as compris...

Le travail, c'est comme la modestie et la culpabilité, ça ne sert à rien.

par ZEL à 12:00 - Textes - - [#]
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22 juillet 2009

La modestie ... ça sert à rien

Cher lecteur,

Je suis certain que tu t'es déjà retrouvé dans une situation dans laquelle tu étais le centre d'attention d'une majorité de gens. Ils t'ensevelissaient de compliments sur un travail que tu avais effectué récemment et tu ne savais pas quoi dire.

Tiens, par exemple, on va parler de la fois où tu as organisé ce fameux vernissage où tu présentais tes petites aquarelles. Sur les conseils d'un bienfaisant ami, tu les as exposées dans un petit bar miteux d'une quelconque banlieue rouge.

Et là, des gens regardaient tes dessins et faisaient des commentaires dithyrambiques, l'œil passablement admiratif, du genre : "Waah, je ne savais pas que tu dessinais aussi bien ! Non mais vraiment, c'est impressionnant.". Tu vois, ces mêmes gens qui ne te calculent pas le reste du temps.

Et là, tu ne savais pas quoi dire... Normal, tu étais confus. Tu as bafouillé un truc du genre : "Bah, tu sais, je pourrais faire mieux ! C'est pas du Delacroix. Je fais des efforts mais comparé à des mecs comme ... ".

Mais quelle andouille !!!

Mais vas-y, dis lui carrément que tes aquarelles sont de la daube en gelée, et que ton expo est une pure arnaque !

Et voilà, tu brandis outrageusement ta modestie, en espérant secrètement que ton interlocuteur va te contredire et te noyer de compliments rassurants, de louanges léchées et autres ohmaisnondispasça. Bullshit ! Le mec n'y connait rien, et en vérité il s'en branle. Pire, il est même prêt à gober tout ce que tu lui dis tellement il y pipe que dalle.

Alors garde ta modestie dans ton froc, personne ne défendra ton boulot à ta place.

La modestie, c'est comme la culpabilité, ça ne sert à rien.

par ZEL à 11:45 - Textes - - [#]
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19 juillet 2009

La culpabilité ... ça sert à rien.

Cher lecteur,

Un soir comme d'autres, je discutais avec ma frangine de primesautières questions sentimentales et on en arrivait à l'éternel chapitre du "défaut de communication" avec ses pairs. Au détour de l'ingurgitation d'un sashimi arrosé d'un kir au litchi, nous taquinions donc un petit échange du style :

- Pourquoi tu ne lui parles pas ?
- Elle va forcément mal le prendre...
- Qu'est-ce que t'en sais ? Et puis c'est son problème si elle le prend mal.
- Oui, ben oui... Mais ça fait chier... (sur un ton agacé, j'aime pas qu'on me mette le nez dans mon caca)
- En fait, tu culpabilises !
- Ouais probablement... (j'essaye vainement d'y aller à la mauvaise foi)
- La culpabilité, ça sert à rien.
- C'est clair, c'est de la daube !

... et de citer ensemble des situations classiques d'auto-culpabilisation illustrées par la vanité d'une telle attitude. Regarde un peu :

- Putain, y'a Régis qui m'a invité à sa soirée et je lui ai jamais répondu !... Je culpabilise...
- Ben t'avais qu'à répondre !

- Je devais faire un rapport pour hier, et c'est mes collègues qui vont devoir le faire à ma place... Je culpabilise trop...
- Ben 'fallait le faire à l'heure !

- Rhoooo, j'ai mangé trois choux à la crème alors que je voulais perdre du poids pour cet été...
- Ben t'as qu'à arrêter de bouffer !

- J'fais que regarder la télé en ce moment, au lieu de faire du sport...
- Ben t'as qu'à te bouger le cul !

Tu vois, lecteur, la culpabilité, c'est trop le sentiment que tu portes à bout de bras en espérant que ton entourage t'accordera sa petite miséricorde... Mais tu te trompes, on est pas des dieux venus du ciel pour répandre le pardon éternel, alors sors toi les doigts du fion et prends tes responsabilités.

La culpabilité, c'est de la merde.

La culpabilité, ça ne sert à rien.

par ZEL à 12:00 - Textes - - [#]
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30 juin 2009

H comme has-gouine

Has-gouine
 
Prononc. :  [az-guin]

1/ n.f. Personne de sexe féminin qui est passée de l'homosexualité à l'hétérosexualité.

2/ adj. qual. Qui a perdu son caractère homosexuel.

Exemple :
- Salut chérie, tu vas à la gay-pride ?
- Non, ma petite poulette, c'est devenu has-gouine.

par ZEL à 00:56 - Textes - - [#]
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27 mai 2009

Le couloir de la mort

Dans ma tête, je l'appelle comme ça, bien que ça puisse paraître exagéré...

Il s'agit d'un long couloir dans le métro de la Gare de Lyon à Paris. Il relie les quais de la ligne 1 à l'enceinte des RER A et D. Il est longé par des magasins de vêtements (très chers) et de bouffes. On y trouve aussi un photomaton crade.

Je déteste traverser ce couloir. Surtout le matin, pour aller au boulot. Il y règne une sorte de chaleur lourde et étouffante. J'en ressens une sorte de malaise sourd et diffus, ma peau transpire et m'irrite. Aux heures de pointe, il est blindé de monde. Les gens s'y bousculent. Le plafond est bas. Avant les escalators menant aux RER, il se dégage de la sandwicherie une odeur écœurante de petits pains au chocolat industriels. Je me dépêche alors de rejoindre le quai du RER A avec son air frais (et pollué).

Depuis 6 ans que je le traverse, il y a toujours cette même femme qui y fait la manche. Elle est polie et semble attirer la sympathie des gens. Du côté des escalators, il y a aussi un black qui est allongé dans les escaliers, pieds nus, il regarde les gens passer.

Le soir, dans le sens inverse (du RER à la ligne 1), ce couloir est moins oppressant. Une vieille femme aveugle y chante régulièrement des chansons d'Edith Piaf. De loin, on entend sa voix triste et fatiguée. Son timbre est juste, la hauteur des notes aussi, mais son chant n'a plus aucune conviction, il est vide de toute couleur et de vie. Comme si chaque couplet allait être le dernier...

... le couloir de la mort donc.

par ZEL à 18:57 - Textes - - [#]
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20 mars 2009

P comme pitoune

Pitoune
adj. qual.

Prononc. :  [pitun]

Se dit d'une personne (généralement une fille, un enfant ou un homosexuel) qui se sent épuisée, au bord du malaise. Qui a mauvaise mine.

Exemple :
- Oh, je me sens toute pitoune...
- Tu devrais aller te reposer.


Explication contextualisée : dans une soirée bien arrosée, il y a toujours une demoiselle qui va boire plus que de raison. Elle va donc s'agiter, parler fort, montrer ses seins ou par exemple lécher les oreilles des autres convives (hommes surtout).

Plus tard, elle va brusquement s'arrêter, s'enfuir dans les toilettes et finalement disparaître de la soirée. Elle émergera le lendemain en début d'après-midi avec une gueule de zombi, une haleine fétide et du vomi séché collé dans les cheveux.

Le "Oh, je me sens toute pitoune" se situe donc au moment charnière où elle passe d'un comportement hystérico-extatique à celui de tituber vers les toilettes. Généralement, cette déclaration s'accompagne d'une mine déconfite et hébétée, un regard trouble, un teint un peu cireux, et un doigt posé sur la bouche.


A mes lecteurs : avez-vous
donc déjà assisté à une scène
de pitounitude dans votre vie ?


par ZEL à 12:00 - Textes - - [#]
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08 mars 2009

Contre les râleurs

contre

Depuis que je suis inscrit sur Facebook, j'ai constaté avec une certaine consternation mêlée d'hébétude que pas mal de gens rejoignent des groupes du genre "Contre blabla...".

Exemple : "Contre les kikoolols qui écrivent en langage SMS", "Contre les gens qui disent pas bonjour dans les salles d'attente" etc...

Ça me laisse rêveur... On retrouve aussi cet espèce de positionnement acharnés dans les forums du web, où des gens affirment haut et fort leur intolérance à l'égard des kikoolols ou des skyblogs etc. J'sais pas... Je me dis qu'il faut au moins être en maison de retraite avec quelques milliers de parties de scrabble derrière soi pour avoir une telle philosophie de la vie... J'veux dire : on s'en fout.

Ou alors, absorbés par le parisianisme ambiant, on trouve ça: "Contre les gens qui restent sur la gauche dans l'escalator", "Contre ces connards qui descendent du métro avant de laisser monter" (ou l'inverse, on s'en fout).

Voilà, ça gesticule, ça trépigne, ça s'indigne !!!...

Alors que franchement, les solutions du genre "Pardon madame, je peux passer", ou "Dégage crevure, t'es sur mon chemin !" en passant par le traditionnel bottage de fion permettraient de régler le problème spontanément, sans avoir à se répandre ensuite en râleries stériles sur Internet.

Ah oui certes, il faut entrer en communication avec son pair, ce qui - suivant la formule choisie - peut mener à de petites échauffourées passagères heureusement bien vite endiguées par l'inertie sédative parisienne.

Mais l'homme n'est-il pas avant tout un être de langage ? C'est Lacan qui l'a dit (c'est dire).

En fait, je crois que le pire, c'est celui-ci : "Contre les gilets jaunes sur les sièges de voitures".

J'veux dire : qu'en a-t-on à cirer au juste que les gens mettent leur gilet jaune sur le siège passager de leur bagnole ??? Hein ?

Non mais, sérieusement ?

...

Ah ouais, c'est pas beau ??

Quand on sait que les personnes qui se plaignent de ça sont généralement les mêmes qui affichent sur Facebook des photos de leurs pieds en gros plan devant un paysage de plage...

... alors franchement, y'a pas de quoi la ramener.

par ZEL à 23:18 - Textes - - [#]
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15 février 2009

Intuition

Claude_200915_dark



Je crois que je n'ai jamais eu un jugement aussi sûr que depuis que je suis mon instinct, cette espèce d'intuition viscérale qui semble toujours avoir été là et faire fi des conceptions mentales les plus intelligentes, les plus raffinées et les plus complexes.

Des années d'intellectualisations, de stratégies, d'explications rationnelles, de discours et justifications, de constructions mentales, de schémas sociaux, d'organigrammes psychologiques, d'argumentations, de rigueur scientifique ou de foi religieuse, de pragmastisme, de rhétorique, de systèmes tous et sans exceptions sous-tendus par une seule même putain de logique : la peur.

Aussi absurde et insensée qu'elle pourrait sembler, l'intuition tire sa force de sa propre existence. Et qu'importe l'échec ou le succès, c'est l'expérience vécue qui compte. Elle n'admet aucune autorité, elle est la liberté, elle n'a pas besoin d'être réfléchie car elle est d'une implacable...

... évidence.

par ZEL à 00:44 - Textes - - [#]
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