11 mai 2006
Qu'une question de rythme...
Y'a pas mal de choses dans la vie où tout tient dans le rythme...
La danse, la musique, mais aussi la motivation, et bien sûr... la piscine ! Enfin la natation quoi.
Donc depuis un moment je vais à la piscine des Halles, pour faire mes petites longueurs : dauphin avec palmes, battements de jambes, crawl et enfin brasse (et quelques étirements).
C'est une piscine de 50 mètres et elle a plusieurs lignes d'eau : "cours", "palmes et plaquettes", "crawl rapide", "crawl lent et brasse", "brasse" et "porte nawak". Pour chaque ligne d'eau, on nage en cercle, c'est à dire : on nage à droite de la ligne, et au retour on change de côté (on est toujours à droite d'un point de vue subjectif, comme sur la route).
Là, les lignes d'eaux sont un peu encombrées, surtout celle du crawl rapide. Donc il arrive qu'on ait à doubler les gens en se décalant sur la gauche, au risque de se cogner contre les mecs qui viennent en face (comme sur la route, vous dis-je). ENfin, en général, ça passe sans problème, sauf si un mec double aussi en face.
Bref, sans vouloir me vanter, je nage plus vite que la moyenne des autres nageurs et je dois souvent doubler les autres.
Alors avant, ce que je faisais : j'attendais derrière le mec en réduisant ma vitesse en attendant que personne ne vienne en face et puis je doublais à toute vitesse. Et si il y avait plusieurs personnes à doubler d'affilé, c'était chaud.
Le problème, c'est qu'après un dépassement, j'étais crevé. Et un jour, je me suis pris un sale point de côté (juste sous le diaphragme) après une grosse accélération pour doubler un gars.
Quand je suis dans l'eau, un point de côté, ça me plie en deux, et ça signifie la fin de la séance de natation pour moi (ça fait très mal).
Depuis, j'ai décidé de changer de stratégie. J'y vais à la bourrin. Je nage suivant mon rythme. Si un mec est plus lent que moi, je le double mais en gardant mon rythme.
Si je mets 30 mètres pour le doubler, pas grave.
Si des mecs viennent en face, et bien ils se garent : ça passe ou ça casse (ça tout le temps, je vous rassure).
Du coup, je nage mieux et plus longtemps.
Toujours garder le rythme, toujours.
Tout n'est qu'une
question de rythme.
03 avril 2006
Médecin généraliste
Bon, je vais bouffer du médecin...
Il y a deux semaines, je suis allé voir un généraliste pour qu'il me regarde l'oeil droit (il me grattait), ainsi qu'une douleur dans les avant-bras (utilisation trop intensive de clavier-souris). Je voulais également lui demander de devenir mon médecin traitant attitré (depuis cette nouvelle loi débile, bref). C'est la première fois que j'allais le voir. Avant j'allais voir un autre médecin, mais j'avais décidé de changer car je le trouvais trop stressé et expéditif.
Donc, ce médecin m'a tout d'abord demandé ce qui n'allait pas. Je lui ai expliqué mes problèmes.
Je lui ai dit que j'avais l'impression d'avoir un cheveux dans l'oeil, que je pensais que ça pouvait venir du fait de rester trop longtemps devant un écran. Il n'a pas fait de commentaires. Il avait un regard assez froid, un peu comme s'il voulait mettre une barrière entre lui et moi.
Ensuite, il a regardé mes deux yeux avec une petite lampe. Il a également regardé mes deux bras, en me faisant faire des mouvements de poignets. Je lui expliquais que je travaillais devant un ordinateur et que je pensais que ça venait d'une utilisation trop intensive du clavier et de la souris.
Ensuite, nous sommes retourné à son bureau, et sans un mot, il a griffoné des trucs sur une feuille d'ordonnance. (avec sa veille écriture illisible de tous médecins qui se respecte, un grand mystère pour moi). Il m'a tendu l'ordonnance et m'a expliqué rapidement la posologie des médicaments qu'il avait notés (gouttes dans l'oeil droit 3 fois par jour pendant une semaine, massage des bras avec la crème quand ça me fait mal).
Silence.
J'ai regardé l'ordonnance, et j'ai reconnu le nom d'un anti-inflammatoire pour la crème. Je lui ai alors demandé si j'avais une tendinite. Il m'a répondu que non, ce n'est pas le cas, mais que la crème soulagera.
Je lui ai donc dit que ma position devant l'ordinateur était peut-être mauvaise, et je lui ai demandé s'il n'avait pas de conseil à me donner. Il m'a indiqué alors comment positionner les bras (avant-bras à l'horizontal, poignets reposant sur un repose-poignet surélevé par rapport au clavier).
Silence.
Il m'a demandé si c'était tout. Je lui ai parlé du formulaire à remplir pour qu'il devienne mon médecin traitant (je ne l'avais pas sur moi). Ensuite, je lui ai demandé combien je lui devais et je l'ai payé. 20 euros.
La séance se terminait, il m'a raccompagné à la sortie en me disant que c'était important que je m'assigne à un médecin traitant pour être bien rembourser à 100% par la sécu. Il m'a aussi parlé un peu de cette nouvelle loi, et comme tous les médecins, il était contre.
Séance terminée, je me suis cassé.
En prenant les médicaments chez le pharmacien, je me suis rendu compte que j'avais déjà le même anti-inflammatoire chez moi (marque différente, mais composition identique). Je me retrouve donc avec trois tubes d'anti-inflammatoire sur les bras. Inutile, puisque je n'ai pas l'intention de m'en servir (si y'en a qui en veulent, je vous en file un tube gratos...).
Et en regardant le produit de goutte pour les yeux, j'ai compris que j'avais une conjonctivite (enfin, c'est ce que médecin a dû diagnostiquer et que je n'ai pas eu la présence d'esprit de lui demander). Pourtant mon oeil n'était pas rouge.
J'ai quand même mis de la crème sur les avant-bras sans trop y croire pendant 2-3 jours, mais ça n'allait pas vraiment mieux. J'ai donc vite laissé tomber.
En revanche, j'en ai parlé à une amie qui m'a conseillé de beaucoup boire : ça élimine les toxines et, entre autre, ça aide à calmer l'arthrite chez les personnes agées. Comme au pire ça ne pouvait que me faire du bien, j'ai acheté une bouteille d'1,5 litre, et depuis, je bois ce volume tous les jours.
Boire plus a - semble-t-il - calmé mes douleurs dans les bras. Je ne buvais pas assez.
Alors, voilà, je vais vous dire...
Je paye pas un médecin pour qu'il me griffonne une vieille ordonnance après m'avoir vaguement tripoté et sans dire un mot de la séance !!!
J'ai dû littéralement lui arracher le mots de la bouche ! Alors, j'aurais aussi bien pu aller directement chez le pharmacien moi-même.
Ce genre d'attitude tend à décrédibiliser le travail d'un médecin généraliste. Parce que s'il s'agit juste de prescrire des médicaments en fonction de symptômes, alors une FAQ sur un site web pourrait suffire.
Et l'expertise dans tout ça ? Et les conseils ? Que dalle !
J'ai obtenu l'information sur le bon positionnement des bras devant un clavier parce que je me doutais que ça pouvait poser problème. Mais quoi si je n'avais pas mis le doigt sur ce problème là ?
Et pourquoi est-ce que c'est une femme qui n'est pas médecin qui a mis le doigt sur le fait que je ne buvais sans doute pas assez ? Pourquoi ce n'est pas LUI le médecin qui m'a demandé ça ? Pourquoi ne m'a-t-il pas donné plus de conseil ? Pourquoi a -t-il fallu que je lui arrache tout de la bouche ?
Et pourquoi il ne m'a dit que j'avais une conjonctivite (ou quoique ce soit d'autre, j'ai déduit ça par moi-même, mais qui sait si je me trompe) ? Et pourquoi il ne m'a dit que ce qu'il me prescivait pour mes bras était un bête anti-inflammatoire ?
Pourquoi cette attitude froide et défensive ?
Je vais chez un médecin pour ces raisons suivantes :
- Qu'il m'écoute (et je parle d'une écoute active, pas avec un vieux regard froid et distant. Il doit me poser des questions).
- Qu'il m'interroge sur les causes de la maladie, bref qu'il fasse une recherche sur la cause des symptomes.
- Qu'il me fasse un diagnostic et qu'il me le dise.
- Qu'il me parle des effets à venir de mon mal, ce qu'il peut m'arriver.
- Qu'il me donne des conseils de prévention pour éviter que ça se reproduise.
- Qu'il me prescrive un traitement si besoin.
- Bref, qu'il me fasse profiter de son expertise de professionnel dans un domaine que je ne maîtrise pas pour que j'aille mieux et durablement.
... sachant qu'en échange de tout ça, je lui donne du fric et une bonne dose de confiance.
Tous des charlatans !
30 mars 2006
Le gros prétentieux
Y'a des moments, j'aimerais bien botter le cul à tous ces gens prétentieux et arrogants qui m'entourent et qui font moulte démonstration de leur suffisance crasse et leur mégalomanie maniaque...
... mais, ce serait prétentieux et
arrogant de ma part, non ? 
06 mars 2006
Détection de la délinquance chez les petits enfants
Je suis outré !
La publication d'un rapport de l'INSERM nommé "Troubles mentaux, dépistage et prévention chez l’enfant et l’adolescent" préconise dans sa conclusion un "repérage des perturbations du comportement" chez les enfants de moins de 3 ans.
Voici un article sur le sujet : http://www.liberation.fr/page.php?Article=363171
Je cite des passages :
L'air de rien, les chercheurs stigmatisaient comme pathologiques «des colères et des actes de désobéissance», et les présentaient comme «prédictifs» d'une délinquance. «Des traits de caractères, tels que la froideur affective, la tendance à la manipulation, le cynisme, l'agressivité», mais aussi «l'indocilité, l'impulsivité, l'indice de moralité bas», sont ainsi mentionnés «comme associés à la précocité des agressions».
[...]
Jacques-Alain Bénisti, député UMP du Val-de-Marne, ardent partisan de la méthode prédictive, était allé jusqu'à dessiner sur une belle courbe le «parcours déviant» du jeune qui «s'écarte du droit chemin», dans un rapport remis à Dominique de Villepin, fin 2004.
[...]
Le ministre de l'Intérieur n'hésite d'ailleurs pas à citer les travaux de l'Inserm pour promouvoir le plan sur la prévention de la délinquance, évoquant par exemple un carnet de développement de l'enfant qu'il nomme «carnet de comportement». Un projet qui devrait être présenté courant mars en Conseil des ministres.
En gros, si on suit l'idée du projet, le comportement d'un enfant devrait répondre à une norme prédéfinie et dogmatique. Les enfants devraient se plier à ce "droit chemin" sous peine d'être tamponnés comme "déviants".
Or un enfant de cet âge est un être qui s'exprime de la manière la plus naturelle et spontanée qui soit. Un enfant aura un comportement adapté à son environnement. La colère, l'agressivité, l'indifférence, ou l'insubordination ne sont que des réactions naturelles face à un environnement toxique pour lui. Il semblerait que cette étude fasse complètement l'impasse sur ce principe psychologique et humain de base.
Je pense qu'en prenant une direction comme celle-ci, nous revenons au début du XXème siècle (et même avant) où les enfants était considérés comme porteur d'un "mal" qu'on devait extirper par le chantage affectif, le mépris, le mensonge ou la violence, et ce en brandissant de grands dogmes religieux ou éducatifs.
Sauf qu'aujourd'hui, la religion serait remplacée par une pseudo-science, et le bâton par des sédatifs.
Des psys ont lancé une pétition. Voici un lien vers la page de la pétition et donnant quelques informations sur le sujet.
http://www.pasde0deconduite.ras.eu.org/
28 février 2006
Dessiner...
Dessiner, c'est chez moi une sorte de combat.
Comme beaucoup de choses, je trouve dessiner chiant dès que je me sens obligé de le faire... Parfois, l'inspiration ne vient pas et j'ai l'impression de m'arracher le trait des doigts. Le dessin que je fais ne correspond pas du tout à ce que j'ai en tête, et c'est frustrant. Alors je me demande à quoi ça sert de faire ça... Ca m'énerve, et alors j'arrête le dessin si ce que je fais est moche. Ou alors je continue, et j'arrive (souvent) à faire un truc qui me plaît.
Typiquement, la case 2 de mon strip sur la Bachata-Coin illustre ce moment là. J'avais dessiné le profil de Kek et Goretta sans leur faire de nez, mais je trouvais que ça n'allait pas, alors je leur ai dessiné un nez. Et puis comme ils avaient un nez, il fallait leur faire un menton correct, puis un front moins rond, et des lèvres et puis ceci qui ne va pas, et puis ça... Au final, je sortais du style épruré que je voulais garder. Du coup, ça m'a découragé de continuer et j'ai arrêté de dessiner. Finalement, je ne suis pas revenu sur cette case, et je trouve le dessin de leur profil assez moche. Mais bon, c'est pas grave, je ne cherchais pas à paufiner mon dessin de toutes façons.
Sinon, le reste du temps, le trait coule, le dessin vient tout seul, et là c'est du pur plaisir. J'ai terminé les contours du strip de la Bachata-Coin le dimanche soir, et ça s'est bien passé. Les 3 dernières cases sont venues toutes seules, et je suis content du résultat. Après, la mise en couleur, l'ombrage et le fond sont longs mais faciles à faire.
En tout, j'ai dû mettre plus de 12 heures à tout dessiner. Dessiner un petit dessin (genre celui où je représente Tinou) est assez rapide. Mais dessiner un strip, c'est long, ça demande plus de motivation. Aussi, l'avantage de bloguer tient pour moi dans la possibilité de m'exercer à dessiner sans une obligation de qualité (contrairement aux caricatures que je publie dans Sals'Simpromptu).
En fait, je me demande comment font des mecs comme Lovegore, Aka, Miss Gally, Cha, Frantico ou Boulet pour produire autant de dessins aussi rapidement et sans se décourager. Je trouve ça impressionant...
Et encore une note égocentrique,
longue et objectivement sans intérêt...
26 février 2006
Le beurre et ?...
"Pas le beurre, pas l'argent du beurre, tout à la graisse d'oie !"
- Frédéric Dard
16 février 2006
Dans la rue
Ma mère me disait : "Si tu sors dans la rue, fais bien attention qu'il ne t'arrive rien." Mais s'il ne t'arrive rien, c'est ce qui peut arriver de pire quand t'es môme.
- Coluche
03 février 2006
The truth from the lies ?
- - La vérité, où est-elle ? Prenons un exemple : vous êtes invité à dîner par des amis et vous avez préparé un gâteau. Mais, pour une raison ou pour une autre, vous avez un peu raté le gâteau. Il est trop cuit, ou vous avez trop forcé la main sur un ingrédient. Vous goûtez le gâteau, et vous n'aimez pas trop. Cependant, comme vous n'avez que ça, vous décidez de l'amener quand même au dîner : ce n'est pas une catastrophe et ça fera l'affaire. Vous me suivez ?
- - Oui, oui...
- - Vos amis goûtent votre gâteau. Certains n'aimeront pas son goût et vous le diront franchement. D'autres vont vous dire qu'il est bon. Peut-être qu'ils seront sincères...
- - Oui, je vois...
- Ou peut-être qu'ils diront ça pour vous faire plaisir malgré le fait qu'ils n'aiment pas. Finalement vous vous trouvez avec des avis complètement différents sur ce gateau. D'autres ne diront rien ou resteront indifférents. Alors la question qu'on se pose : le gateau est-il bon ou pas bon ? - - Ben, on ne sait pas... Si il y en a qui aiment.
- - Oui, mais vous ne pouvez pas le savoir. Si des gens vous mentent...
- - Oui, c'est vrai...
- - Donc, le gateau est-il bon ou mauvais ?
- - Ben, on n'en sait rien, finalement.
- - Disons qu'en fait, il n'y a qu'une seule chose dont vous pouvez être sûr à 100% : c'est votre propre avis sur le gateau. Pour vous, le gateau est mauvais...
27 janvier 2006
Dicton lupesque
Il vaut mieux être un loup famélique qu'un chien dodu.
26 janvier 2006
Serrage de mains
Ce matin j'ai serré la main de collègues de boulot, comme d'habitude, et j'ai fait un plus attention à la manière dont on me serrait la main.
Aujourd'hui, aucun commercial que j'ai salué ne m'a regardé dans les yeux quand je lui ai dit bonjour. Leur main était soit molle soit crispée. Pour l'un d'entre eux, elle était moite et froide. Berk...
Y'a une ancienne collègue qui est passée commerciale et qui faisait la bise, avant... La dernière fois que je lui ai fait la bise pour lui dire bonjour, j'ai eu l'impression de la violer, vu la tronche qu'elle a fait. Depuis, je lui dit bonjour de loin où je lui sers la pogne.
En revanche, les mecs qui font un boulot au même niveau que moi me salue cordialement.
Et vous, comment vous sert-on la main ?
