Twister City

Bienvenue sur mon blog. Et bonne lecture !

31 mai 2007

Ennéagramme - Position ?

Il existe effectivement des questionnaires pour se positionner sur l'Ennéagramme. Mais certains experts de l'Ennéagramme jugent qu'un questionnaire serait trop imprécis pour déterminer un type précis pour une personne. Un travail introspectif serait plus conseillé pour déterminer son type.

On peut se poser quelques questions stratégiques.

Tout d'abord déterminer le centre préféré pourrait être une bonne étape de départ, sachant que :

  • L'instinctif privilégie l'action. Il est ce qu'il fait.
  • L'émotionnel privilégie ses émotions. Il est ce qu'il ressent.
  • Le mental privilégie la réflexion. Il est ce qu'il pense.

Ensuite, on peut trouver son type parmi les 3 de chaque centre.

Pour ça, on peut se poser la question de savoir de quelle manière on agit sous le stress. Que nous fait-il le plus peur ? Ca permettrait de reconnaître la compulsion à laquelle on se plie lorsqu'on est mal.

On peut aussi procéder par élimination. On ne se reconnait pas du tout dans certain types. Lire les descriptions des types peut aider également.


Pour finir cette note, je vais décrire mon type et comment je m'y reconnais. :)

Alors, déjà, je suis un mental. J'ai eu aucune difficulté à le découvrir.

Ensuite, après quelques hésitations avec le 5, je me suis découvert comme étant un 6 (loyaliste). Et ça, ça m'étonnait déjà un peu plus, mais la description fait foi. 6 donc :

  • Compulsion : éviter la déviance.
  • Passion : la peur.
  • Vertu : le courage.

J'imaginais le loyaliste un peu comme le preux chevalier fidèle à ses valeurs, qui fait tout pour surmonter ses peurs et trouve le courage pour vaincre le méchant Dragon et sauver la belle Princesse (ouais).

chevalier

Bon, et vous alors ? :)

par ZEL à 23:29 - Réflexions - - [#]

29 mai 2007

Ennéagramme

J'ai démarré un bilan de compétence depuis 1 mois dans le but de me trouver une orientation professionnelle plus épanouissante que celle que je suis en ce moment (informatique industrielle).

Dans le cadre du bilan, l'intervenante (donc la personne qui me suit dans le bilan et me conseille dans la réorientation) m'a fait découvrir un outil permettant de définir la personnalité d'une personne : l'Ennéagramme.

En gros, cet outil doit aider une personne à :

  • mieux se connaître.
  • mieux connaître et comprendre les autres.
  • améliorer sa personnalité pour mieux vivre.
  • interagir efficacement avec les autres.

Pour le moment, je découvre ce que c'est, et je reste encore légèrement circonspect quant à la pertinence et l'efficacité de l'Ennéagramme.

Mais quoiqu'il en soit, je le trouve quand même intéressant. Donc, j'ai envie de partager avec vous ce concept. C'est toujours ludique.


Vous trouverez toutes les informations nécessaires sur le site de l'Institut Français de l'Ennéagramme.

L'Ennéagramme est donc un cercle sur lequel figurent 9 points représentant 9 types de personnalités.

Ennéagramme

Chacune des 9 personnalités préfèrent l'utilisation d'un centre parmi 3 :

  • centre instinctif (pour le leader, le médiateur et le réformiste)
  • centre émotionnel (pour l'aidant, le battant et l'artiste)
  • centre mental (pour le penseur, le loyaliste et l'épicurien)

Chaque personnalité est décrite selon :

  • son orientation : la valeur qu'elle cherche à apporter au monde extérieur.
  • sa compulsion : un automatisme d'évitement face à un stress ou une situation hostile.
  • sa passion : l'émotion principale vécue lorsqu'elle est sous l'emprise de sa compulsion.
  • sa vertu : l'émotion vécue lorsqu'elle se dégage de sa compulsion.

Voici donc un tableau qui récapitule chacun de ses critères en fonction des personnalités (avec un lien sur chaque numéros vers une description plus détaillée sur le site de l'Institut Français de l'Ennéagramme ; fond en jaune pour l'instinctif, rouge pour l'émotionnel et cyan pour le mental).

No

Personnalité
Orientation

Compulsion

Passion

Vertu

1

Rigueur personnelle
Idéaux élevés

Eviter la colère

Colère

Patience

2

Amour

Eviter de reconnaître ses besoins

Orgueil

Humilité

3

Capacité à agir et réussir

Eviter les échecs

Mensonge

Vérité

4

Sens du beau

Eviter la banalité

Envie

Harmonie
Contentement

5

Connaissance
Précision

Eviter le vide intérieur

Avarice

Désintéressement

6

Loyauté

Eviter la déviance

Peur

Courage

7

Joie
Optimisme

Eviter la souffrance

Intempérance

Tempérance

8

Puissance
Courage

Eviter la faiblesse

Excès

Simplicité

9

Acceptation
Soutien

Eviter les conflits

Paresse

Activité

Chaque personnalité a une aile principale et une aile secondaire, ainsi qu'une intégration et une désintégration. Pour plus d'infos, allez voir > ici <.


Alors, à quelle type de personnalité appartiendrez-vous selon l'Ennéagramme ? ;D

par ZEL à 02:26 - Réflexions - - [#]

03 mars 2007

La loi du plus fort

Quand j'étais gamin, je crois avoir été bien imprégné de la culture judéo-chrétienne occidentale, telle que nous la connaissons en France.

J'avais intégré très tôt le principe éducatif suivant : tout crime doit être puni.  Pour les enfants, ça veut dire : toute bêtise doit être punie pour lui apprendre à ne plus la refaire. Et la punition peut prendre la forme d'humiliations (aller au coin, faire des tours de cours), de maltraitance (fessée, gifle, tirer les oreilles), de chantage (pas de dessert), chantage affectif (papa ne t'aime plus) etc.

Bon, on ne va pas débattre sur le caractère juste ou moral de ce principe tout de suite. De toutes façons, on verra que non seulement c'est injuste, mais en plus c'est absurde.


Donc à l'époque où j'étais en école primaire, j'avais été invité à passer une journée chez des amis de mes parents. Et je m'amusais avec leurs enfants que je connaissais (ils avaient uen fille et un garçon).

Je jouais avec la fille dans le garage. Et d'autres amis à eux s'étaient joint à nous. Parmi eux, y'avait un gamin que j'avais du mal à encadrer : c'était un faux-cul.

Bref on jouait et tout se passait bien, sauf que le petit morveux se moquait de ma copine. Il avait été méchant avec elle. Je crois même qu'il l'avait tapée.

Je me disais que son comportement devait être corrigé. Ma copine me disait qu'il était préférable d'attendre que ses parents viennent voir ce qui se passe. Mais je ne voyais pas l'intérêt de les mêler à ça. Et comme j'étais l'ainé du groupe, je me suis dit que j'allais lui donner sa punition (ce que les parents auraient fait selon moi).

Je suis donc allé voir le morveux, je lui ai dit que ce qu'il avait fait n'était pas bien et je lui ai collé une baffe pour lui apprendre.

Pourtant je ne suis pas un violent (bien au contraire), mais c'était pour la justice ! Evidemment, ce petit con est allé pleurnicher dans les jupes de sa mère. Les parents se sont amené, j'ai expliqué la situation, et j'ai dit que j'étais dans mon bon droit parce qu'il avait été méchant avec notre copine.

Et là ! Au lieu qu'il se fasse sermonné comme je m'y attendais, c'est moi qui me suit fait houspiller !

Je n'avais pas le droit de lui mettre une baffe pour rendre la justice ! C'était aux parents de le faire, pas à moi !

Ce jour-là, à travers cette bonne morale, j'ai appris qu'étant gamin, j'avais juste le droit d'en prendre plein la gueule et que toute justification était forcément caduque. Disons que ça aide pas trop à s'affirmer et je crois que ce genre d'expérience m'a pas mal marqué...


Que nous apprend cette anecdote ?

Imaginons que le principe éducatif suivant soit vrai et juste : "toute bêtise doit être punie". L'expérience ci-dessus peut se décomposer de la manière suivante :

  • J'applique le principe "toute bêtise doit être punie" au petit morveux. Je suis dans mon droit car il a fait une bêtise, c'est donc juste.
  • Finalement, je me fais moi-même punir parce que j'ai appliqué le principe "toute bêtise doit être punie".

Ca veut donc dire que "toute bêtise doit être punie" serait finalement une bêtise ?

Oui et non, car si c'est moi en tant qu'enfant qui l'applique, ce principe devient faux. Or si un adulte l'applique, le principe est juste.

Voyez-vous la moindre logique là-dessous ?

Il y en a une, et c'est la logique de la loi du plus fort. Quelque soit l'énoncé du principe éducatif, que ce soit "toute bêtise doit être punie" ou autre chose, il n'est valide que parce que c'est l'adulte (le fort) qui l'impose et qui en jouït.

Bref, tout ça pour dire  que ce principe là tombe sous les faits que :

  • Il apprend que seul le fort peut faire sa loi et que l'éducation n'est qu'un prétexte.
  • C'est donc un abus de pouvoir.
  • Il n'apprend pas à s'améliorer. Le comportement sera corrigé sur le court terme, non pas parce qu'on sait qu'on a mal agi, mais parce qu'on a peur d'être à nouveau puni.
  • Une valeur telle que le respect des autres est mis de côté au profit du pouvoir sur les autres. Ce qui me semble très immoral.
  • On apprend à se plier à n'importe quelle règle (même injuste ou immorale), tant qu'elle vient d'une quelconque forme d'autorité (parents, mais plus tard patrons, ou dirigeant politique).

par ZEL à 22:00 - Réflexions - - [#]

26 décembre 2006

Père Noël

Ces derniers jours, mon activité intellectuelle a fortement été sollicitée. Et pas forcément de gré... Mais bon, gamberger n'a jamais tuer personne.

Au milieu de ce maelstrom tourbillonant de pensées existentielles, j'ai apporté moultes réflexions à des sujets divers et variés, sérieux ou pas...

... et parmi ces sujets, je me suis penché sur le cas du père Noël et de sa valeur symbolique au sein de nos foyer.

Voici le fruit de mes réflexions...


Ne faisons aucune concession, je vais vous parler du père Noël tel que je le connais en tant qu'adulte...

Le père Noël apparaît généralement chez chaque famille à la veillée de Noël, le 24 décembre, aux alentours de minuit. Quelques instants avant son arrivée, un membre de la famille (un oncle une tante dont si possible les enfants n'ont rien à cirer) s'éclipse discrètement.

Il va dehors, prépare la livraison des cadeaux et enfile un déguisement : manteau rouge et blanc, fausse barbe blanche, bonnet et gants assortis. Le père Noel est fin prêt.

Il sonne à la porte d'entrée, les enfrants hurlent, les parents aident le père Noël à livrer les cadeaux.

Une fois, la livraison finie, on essaye de rassembler les enfants perdus dans la découverte de leurs nouveaux jouets et on prend LA photo avec le Père Noël.

Ensuite, le Père Noël se casse et tout le monde l'oublie.

L'oncle ou la tante qui s'était déguisé revient plus tard après s'être débarrassé du costume du père Noël, et vient se réchauffer à la table familiale, parce que putain quand même il fait froid dehors.



Du point de vue de l'enfant, les choses sont différentes...

C'est qui le Père Noël ? C'est un mec habillé en rouge et blanc avec une barbe blanche. Si vous voulez plus d'infos sur sa description et son mode de vie, lisez tous les contes et autres histoires à la con qui gravitent autour du personnage et que les enfants gobent, ça ne manque pas.

Ce qui est important pour l'enfant, c'est que le Père Noël est le mec qui lui apporte des cadeaux à la fin de l'année !!! Alors, le Père Noël compte pour l'enfant.

Le protocole de communication avec le Père Noël est simple :

  • L'enfant doit être sage pendant l'année.
  • L'enfant écrit (ou fait écrire) une lettre contenant tous les cadeaux qu'il voudrait (ou qu'il peut raisonnablement espérer avoir) pour Noël.
  • Le jour de Noël, le Père Noël se ramène avec les cadeaux en question.

Nice and easy. A ceci près que ce protocole présente quelques failles :

  • L'enfant n'est pas forcément sage pendant l'année, mais il reçoit quand même des cadeaux.
  • La lettre n'est pas forcément écrite et envoyée.
  • Même si la lettre n'est pas envoyée, le père Noël apportent quand même des cadeaux (qui peuvent  correspondre aux souhait de l'enfant, ou pas).
  • Le Père Noël n'apporte pas toujours les cadeaux demandés. Ou il en apporte en plus qui n'étaient pas prévus. Ou les deux.
  • Le Père Noël parfois ne vient pas mais les cadeaux sont quand même présents.
  • ... ou pas.

Ces quelques failles dans la livraison des cadeaux peuvent être expliquées par le fait que l'enfant NE respecte JAMAIS la première partie du protocole, à savoir :

UN ENFANT N'EST JAMAIS SAGE.

La pomme du Jardin d'Eden est déjà mordue, l'enfant en est chassé avant même d'y être entré.

Plus tard, la supercherie est découverte (par l'enfant lui-même s'il est perspicace, ou parce qu'on lui aura vendu la mèche). Le Jardin d'Eden n'aura jamais existé, mais le châtiment si.


Que signifie "être sage" au juste pour un enfant ?

Je suppose que ça signifie : "être obéissant", "être calme", "ne pas faire de bêtises", "ramener de bonnes notes à ses parents" etc.

En fait, il est impossible pour un enfant d'être sage. Ce n'est pas dans sa nature. Il a tout à apprendre, il a des expériences à vivre. Ca passe aussi par des bêtises. Et en imaginant qu'il soit quand même sage, lui demander s'il l'a été pendant l'année remet tout en doute. La question ne se poserait pas sinon.

Créer un tierce personnage pour remettre des cadeaux à des enfants est une idée assez saugrenue en soi. Si on y ajoute le discours moralisateur à propos d'être sage, c'est même de la manipulation. Et même si le sujet est abordé sur le ton de la plaisanterie, je pense qu'un enfant est incapable d'en saisir le second degré.

A cela s'ajoute finalement la découverte de la supercherie, avec les sentiments de confusion ou même de trahison qui vont avec. Et s'il ne le découvre pas lui-même, il se sentira humilié (moquerie des autres).

Pourquoi les parents (ou la famille) n'offrent-ils pas en leurs propres noms les cadeaux aux enfants ?

Pourquoi corréler l'offre des cadeaux avec la demande d'être sage ? C'est absurde.

On peut décorréler la demande d'être sage avec l'invention du Père Noël (après tout, le parent peut demander directement à l'enfant d'être sage en échange du cadeau). Et je trouve déjà cette idée inacceptable. Elle porte un nom : du chantage affectif. Que le cadeau soit donné ou non (généralement il l'est) ne change rien du tout à la donne : l'enfant ressent quand même de la culpabilité.

Ce que je dis là se résume par ça : derrière ce voile de bonne tradition bon-enfant, le Père Noël est grossière imposture visant à prendre les gamins pour des cons.


La tradition du Père Noël est transmise de génération en génération et les adultes la perpétuent en toute bonne foi, ayant oublié depuis fort longtemps les sentiments négatifs associés.

C'est compréhensible. Pourtant, si on fait un parallèle du monde des enfants avec le monde des adultes, je pense que l'idée du Père Noël semblerait inacceptable pour beaucoup...

Imaginons un couple qui va fêter la Saint-Valentin. Et imaginons une nouvelle tradition :

  • Le couple s'offre un repas au resto (jusqu'ici, c'est normal).
  • L'homme n'offre pas lui-même des roses à sa compagne, il les lui fait livrer par une tierce personne :  Le Père Valentin. La femme ne sait pas que son compagnon en est véritablement l'origine (si elle a des doutes, imaginons qu'il le nie).
  • En échange de ces roses, il est de bon ton de demander à la femme de gâter son compagnon (bien faire la cuisine pendant toute l'année, être aux petits soins, lui laisser regarder le foot et larguer des caisses dans le canapé pendant qu'elle lui fait une ... bon je m'arrête là, j'en rajoute un peu).
  • Au bout de quelques années, elle apprend la supercherie...

... et tout le monde en rigole (sauf elle si elle est assez lucide pour comprendre qu'elle a été prise pour une conne).

La différence, c'est que la nana peut quitter son mec. L'enfant, lui, ne peut pas quitter ses parents.

A méditer...

par ZEL à 23:00 - Réflexions - - [#]

23 décembre 2006

September 1, 1939

Accurate scholarship can
Unearth the whole offence
From Luther until now
That has driven a culture mad,
Find what occurred at Linz,
What huge imago made
A psychopathic god:
I and the public know
What all schoolchildren learn,
Those to whom evil is done
Do evil in return.

September 1, 1939
W.H. Auden

par ZEL à 23:00 - Réflexions - - [#]

01 novembre 2006

Ecologie et démocratie

Je ne poste pas souvent de réflexions sérieuses sur mon blog, essentiellement parce qu'une note de quelques lignes ne permet que rarement de traiter un sujet en profondeur avec suffisament de nuance.

Et si je m'étale, le lecteur est découragé de tout lire. Alors je peux toujours découper mes réflexions en plusieurs épisodes mais bon, souvent je me dis que ça n'en vaut pas la peine...

Bref...


En ce moment l'écologie et l'avenir de la planète est sur le devant de la scène. On en parle pas mal dans les journaux. Il était temps.

Mais il faut quand même voir la manière dont le sujet est traité. Dans des journaux que je crois sérieux comme "Courrier International", un hors-série a été publié ces mois-ci. Le dossier est à la fois intéressant et alarmant.

Sinon, dans la presse plus grand public (genre Métro), on annonce en première page que si rien n'est fait d'ici à 2100, la pollution pourrait coûter 5'500 milliards de dollars (ou d'euros, on s'en fout).

Dans un article, on lit que la planète vivrait sa plus grosse crise économique, comparable au krash boursier en 1929.

Ca me laisse rêveur...

Je ne sais pas, suis-je le seul à me dire que si jamais une putain de catastrophe naturelle de grande envergure avait lieu dans le monde, je crois que le cours de la bourse serait la dernier de nos soucis ? Pourquoi ne pas exprimer les pertes en nombre de vies humaines, ou d'hectare de terre ravagés ?

Le monde a-t-il perdu la tête ?

Les journaux appellent à ce que les populations prennent conscience de la gravité de la situation et réagissent en modérant leur consommation. Ce qui est complètement contradictoire avec l'esprit de consommation de la société dans laquelle on vit.

Des politiques se félicitent de prendre en main le problème en créant une nouvelle TAXE sur le carbone ! Croient-ils vraiment une seule seconde que cette mesure suffise ? En gros, ça revient à faire payer par les couches basses de la société les crimes commis dans les plus hautes sphères.

Parce que, qui pollue le plus ? Est-ce le tiers monde ? Sont-ce ces gens qui vivent dans des bidonvilles, dans des villages déserts, qui mendie et qui ne vivent de rien ? Sont-ce les classes moyennes (genre nous) qui, à leur échelle, profitent du système, nous et nos jolies voitures avec option air conditionné ? Ou alors, sont-ce ces milliardaires installés dans leur yacht, ces Tom Cruise se déplaçant en hélicoptère ou ces Richard Branson qui rêvent de faire du tourisme dans l'espace (vous saviez que l'avion est l'engin qui pollue le plus par personne transportée ? Je vous laisse deviner le rapport pollution/personne à propos d'une fusée) ?

Pour moi, c'est limpide comme de l'eau de roche, la société de consommation, le modèle occidental sont amenés à devenir caduques dans les prochaines décennies.

Alors je crois que parler de 5'500 milliards de dollar de pertes est complètement hors de propos.

par ZEL à 16:27 - Réflexions - - [#]

20 septembre 2006

Les j-ai-toujours-raison

Les j-ai-toujours-raison sont des mecs qui ont toujours raison...

Enfin, pas vraiment en fait, et c'est ça le véritable problème. Le j-ai-toujours-raison affirme beaucoup de choses dont la plupart se vérifie parce qu'elles répondent à un certain conformisme. Il est le serviteur des fausses vérités et des idées reçues. Mais dès qu'il s'agit de creuser les sujets de discussion un peu plus en profondeur et si on sort des sentiers-battus, le j-ai-toujours-raison peut en arriver à raconter de graves conneries.

Comme tout le monde quoi...

A ceci près que le j-ai-toujours-raison lance des affirmations avec tant de conviction et de foi que, sur le coup, son interlocuteur ne remet pas en cause ce qu'il dit. Et le temps qu'il réfléchisse, le j-ai-toujours-raison a déjà embrayé sur autre chose.

Une des premières conséquences logiques de cela tient dans le fait qu'on ne peut pas faire toujours confiance à l'avis d'un j-ai-toujours-raison. Et ce, bien sûr, une fois qu'on a identifié le j-ai-toujours-raison comme tel, après avoir mesuré la validité de certaines de ses fausses vérités.

Le j-ai-toujours-raison est quelqu'un qui possède un certain charisme et qui n'a pas de difficultés apparentes à se faire sa place en société. Le j-ai-toujours-raison rayonne, le j-ai-toujours-raison fait preuve d'une assurance indéflectible.

En ce qui me concerne, cet aspect j-ai-toujours-raison du j-ai-toujours-raison me gonfle...

Disons que quand il s'agit de raconter des conneries, parler du quotidien, ça va. Mais dès qu'il s'agit d'aborder des sujets sérieux, le j-ai-toujours-raison parle et parle et assène ces quatre vérités. Comme moi, j'ai du mal à réfléchir et parler en même temps dans le feu de l'action, alors j'arrive à placer un ou deux arguments que je n'ai évidement pas le temps d'illustrer ou d'expliciter car le j-ai-toujours-raison comble le temps que je mets à réfléchir à se justifier.

Alors c'est frustrant, car j'ai l'impression de ne pas en placer une, et l'attitude fermée et défensive du j-ai-toujours-raison me désarçonne. Car le j-ai-toujours-raison sait pertinemment qu'il n'a pas toujours raison et il flippe qu'on puisse le remettre en question. Le j-ai-toujours-raison n'est pas de mauvaise foi au fond, mais il a besoin d'être écouté. Il n'est pas forcément convaincu de ce qu'il dit au fond de lui-même, mais il le dit quand même comme un incantation visant à se convaincre lui-même, comme un défi lancé à son interlocuteur : "Ose donc dire le contraire !".

Ce comportement tend à m'agacer...

Le j-ai-toujours-raison n'est pas une personne avec qui on peut réellement discuter, c'est une personne que l'on ne peut qu'écouter. Le j-ai-toujours-raison est quelqu'un qui a souffert et qui a dû se forger une capace de certitudes qu'il a désormais bien trop peur de remettre en question.

Le j-ai-toujours-raison peut se remettre en question, intérieurement, et il peut avoir besoin d'une aide extérieure pour cela. Mais dans le feu de l'action, cette peur (toute légitime) de se remettre en question l'empêche d'écouter l'autre. Alors il parle et il s'écoute parler.

Généralement en face à face avec un j-ai-toujours-raison, j'essaye d'en placer une, je sors un truc inutile et je passe pour un con. Ensuite, je regrette d'avoir encore raté une occasion de fermer ma gueule. Comme le j-ai-toujours-raison cherche inconsciemment à provoquer, à obtenir une réaction (quelle qu'elle soit : rejet ou au contraire, adhésion limite fusionnelle), moi, ça me donne grave envie de l'envoyer chier ! Souvent je me retiens...

Mais il faudrait sans doute que je me fasse à l'idée que parfois, il vaut mieux savoir écouter les autres même s'ils racontent les pires conneries, et attendre bien sagement qu'ils aient vidé tout leur fiel pour en placer une...

... ou pas.

par ZEL à 14:00 - Réflexions - - [#]

17 septembre 2006

Dédicace ?

Hier après-midi, je suis allé au Festival Delcourt où se trouvaient des auteurs de BD comme Lewis Trondheim, Joann Sfar, Christophe Blain entre autres.

Bref de la grosse pointure.

J'ai apporté mes petites BD à dédicacer, et j'ai obtenu une dédicace de Trondheim et Sfar après 1 heure et demi d'attente. J'suis content j'ai eu mes petites dédicaces, en échange de quoi, j'ai pu me ridiculiser devant eux en leur demandant de me dessiner un renard jouant du didjeridoo.

Ouais...

Je peux pas m'empêcher de trouver un petit côté malsain à ce genre de dédicace. Les auteurs sont parqués derrière leurs tables devant une longue file de lecteur qui viennent mendier leur dédicace : "Bonjour", "Je te dessine quoi ?", "OK...", *scritch* *scratch*, "Tiens, voilà, bonne journée, au-revoir".

Je trouve que ça a un côté superficiel et dépourvu de spontanéïté.

Bien sûr, ce type de dédicace n'a rien à voir avec celle qu'on fait lorsqu'on offre un bouquin à un ami. Il n'y a pas ce côté affectif et amical.

Et au delà même de l'aspect marketing, les dédicaces artistiques doivent surement avoir une raison plus profonde...

Quelle est cette raison ?

L'auteur se sent-il plus proche de son lectorat ? Le lecteur croit-il avoir un lien privilégié avec l'artiste grâce à cette dédicace ? Est-ce juste pour craner devant les potes ?

par ZEL à 17:24 - Réflexions - - [#]

18 août 2006

Citations de Frédéric Dard

J'adore cet écrivain, voici quelques unes de ses citations sur la langue française qu'il savait si bien manier :

« Me fais pas toujours chier comme quoi c'est pas français. Je ne suis pas là pour écrire français. Si t'es puriste, relis ta feuille d'impôts, elle, elle est en pur français, garanti académique, pauvre melon ! », Maman, les petits bateaux, 1975

« Notre langue n'est pas la propriété exclusive des ronchons chargés de la préserver ; elle nous appartient à tous et, si nous décidons de pisser sur l'évier du conformisme ou dans le bidet de la sclérose, ça nous regarde ! Allons, les gars, verbaillons à qui mieux mieux et refoulons les purpuristes sur l'île déserte des langues mortes. », Un éléphant, ça trompe, 1968

par ZEL à 09:00 - Réflexions - - [#]

21 mai 2006

Lacan, laisse béton

"Notre pratique est une escroquerie. Bluffer, faire ciller les gens, les éblouir avec des mots qui sont du chiqué, c'est quand même ce qu'on appelle d'habitude du chiqué... Du point de vue éthique, c'est intenable, notre profession... Il s'agit de savoir si Freud est oui ou non un événement historique. Je crois qu'il a raté son coup. C'est comme moi, dans très peu de temps, tout le monde s'en foutra de la psychanalyse."

(J. Lacan, le 26 janvier 1977)

lacanDepuis un moment, je me disais que je me devais de lire du Lacan,  plus par curiosité et pour compléter ma culture psy, que par réel intérêt à l'égard de son oeuvre.

Tu parles...

En gros, je voulais juste lire un ouvrage de lui qui résume sa pensée. J'ai donc fait un tour sur Internet pour chercher des infos sur Lacan. Et sur Wikipedia, en plus de sa biographie, je suis tombé sur la citation sus-citée.

En gros, ça confirme l'impression que j'avais de lui, et même au delà. Je savais que Lacan décrivait ses théories de manière très obscure, exagérément formalisée, assez inaccessible au profane donc.

Et cette citation montre que non seulement Lacan devait enrober ses théories derrière un flot de vocabulaire complexe et stylisé, mais qu'il le faisait sciemment pour en mettre plein la vue aux gens. Finalement, il n'était pas convaincu lui-même de ses théories : tout ça n'était que du vent. Déjà, je trouve cette attitude assez malhonnête.

De plus, dans sa citation, il jette le discrédit sur lui-même et ses théories (ça le regarde) mais également sur ses confrères, parmi qui on doit forcément trouver des auteurs aux pratiques plus sérieuses.

Et, visiblement, une chose qui semblait lui importer : c'était de mettre son nom dans l'histoire, dans les pas de Freud. Quelle prétention, quel égoïsme... Mais, ce n'est pas raté contrairement à ce qu'il semble dire à la fin de sa citation sur son ton désabusé, puisqu'il a quand même marqué le courant de la psychanalyse.

Je suis dégouté. Je m'abstiendrai de le lire tout simplement.

Quel gachi...

par ZEL à 09:00 - Réflexions - - [#]



« Accueil  1  2  3   Page suivante »