11 décembre 2009
2012
Synopsys : La terre explose, et les gens vont tous mourir. Tout pète dans tous les sens, sauf la bonne morale qui, elle, reste saine et sauve. Et franchement c'est heureux, parce que quand on voit les jeunes de nos jours qui n'ont plus aucune valeur, ils feraient mieux d'aller voir ce film et d'en prendre de la graine, beau saigne !
Ce film se trimballe des clichés monumentaux et flirte glueusement avec tous les bons gros poncifs de la bonne morale judéo-chrétienne. Le scénario est cousu de fil blanc et les personnages ont des profils psychologiques autant étoffés que celui d'un paillasson à air comprimé.
L'action (en mode gros pompier) et les effets spéciaux (en mode surenchère) sont quand même au rendez-vous, alternants avec de belles scènes dégoulinantes de mièvrerie. Le connaisseur appréciera donc le moment où une faille coupe New-York (ou je ne sais plus quelle ville américaine, on s'en fout en fait) en deux et que des métros jaillissent de part et d'autre de l'ouverture (au passage, manquant de peu l'avion dans lequel nos héros se trouvent).
Une autre faille coupe la Chappelle Sixtine en deux (également) en passant pile poil sur la fresque représentant Adam et Dieu et séparant leurs deux mains...
Mais bon, que le Vatican se rassure, le Président Américain fait sa prière bien comme il faut alors que tout explose autour de lui. Et au passage, en bon Président Américain, il reste mourir avec son peuple plutôt d'avoir la vie sauve dans une arche (spécialement prévue pour sauver les plus fortunés de la catastrophe).
Ce film nous offre donc de précieuses informations sur la conduite à tenir en cas de catastrophe naturelle mondiale :
- Si vous êtes avec une femme qui a des enfants qui ne sont pas de vous, et que le père revient inopinément, vous êtes certain de mourir (même si vous vous entendez très bien avec la petite famille et que le père est un loser).
- Si vous êtes un père qui a lâché sa famille pour écrire un bouquin pourri, il vous suffit de faire copain-copain avec le mec qui baise votre ex-femme (et qui s'entend bien avec vos gamins, je le rappelle) et cela vous lavera de vos péchés et vous sauvera la vie.
- Si vous êtes russe, ex-boxeur, légèrement vénal, avec une grosse voix de fumeur de cigare et une large surcharge pondéral, vous êtes mort.
- Si vous êtes une fausse-blonde style bimbo qui s'est faite refaire les seins et que vous trainez un chihuahua, ne cherchez pas, vous êtes morte également (en revanche, le chihuahua survivra lui).
- D'une manière générale, tous les mecs un peu trop russes, un peu trop fumeurs de joint, ou qui ont été méchants (même ne serait-ce qu'une seule seconde) meurent.
- En fait, si vous mourez dans la catastrophe, faire une prière juste avant vous permet d'aller au Paradis.
- Enfin, si vous êtes black avec un DEA en physique quantique, nous seulement vous survivez, mais en bonus, vous finissez avec la fille du Président de la République, TIN-DIN !
29 avril 2009
Seasick Steve
Y'a quelques temps, mon pote McFly m'a fait découvrir Seasick Steve.
Seasick Steve est un homme blanc à la barbe blanche, habillé d'une salopette de jean, avec une vieille casquette grise vrillée sur le crâne et des tatouages d'un bleu passé sur les bras. Cet homme chante du blues avec une bonne voix rocailleuse aux intonations trainantes.
Voyez plutôt...
Ce chanteur d'une soixantaine d'années aurait passé sa vie sur les routes à faire la manche et vivre de son blues. Il raconte donc sa vie à travers ses chansons. Il joue avec plusieurs guitares dont une fabriquée à partir d'une boîte à cigare et une seule corde. Il tape le rythme du pied sur une boîte en bois : "the mississippi drum machine". Bref, c'est du 100% authentique...
Nous sommes donc allés le voir le 25 février 2009 à la Maroquinerie dans le XXème. L'ambiance était chaleureuse. Duke Garwood était en première partie du concert et a joué un blues fort et mélancolique avec sa guitare saturée à bloc.
Ensuite Seasick Steve a fait son entrée sur scène, a serré quelques poignées de main aux spectateurs de devant la scène, et - accompagné par un de ses potes à la batterie - s'est mis à interpréter ses chansons.
C'était un pur concert, de la musique simple et entraînante, des accords qui vont droit au but. SSS ponctue ses chansons par des récits de sa vie : les voyages en train, les nuits sous les ponts, son ami le chien, les garde-à-vue aux postes de Police etc. Il descend de scène et continue de jouer en circulant dans le public. Il conclut le concert sur "Dog House Song" jouant sur un rythme de plus en plus frénétique, repris en chœur par le public ! Haooooooooooooow !
Un concert mémorable !
Il a donc sorti deux disques :
- Dog House Music
- Started Out With Nothing And I Still Got Most Of It Left
21 novembre 2008
Beaujolais 2008, enfin un grand vin ?...
... mais non, arrêtons de déconner un peu.
...
Impudemment pire que les années précédentes, et perfidement meilleur que les années à suivre ; comme nous l'avons si bien dit dans nos critiques précédentes.
Mais bon, encore une fois, les laboratoires Twister City ont envoyé leur fidèle émissaire, votre dévoué et goupilesque moi-même, pour aller goûter ce fabuleux breuvage qu'est le Beaujolais Nouveau 2008.
Alors voilà, il a toujours une robe cramoisie, un goût gerbeuleillant et une prise en bouche dodécaédrique.
Cependant, mes papilles gustatives fortes d'une expérience oenologique remarquable ont détecté un petit arrière-goût de super sans plomb 95 (ou alors serait-ce du whitespirit ?). Bah, on trouve bien de l'huile de vidange dans l'huile d'olive, alors on va pas se plaindre. Mais bon, le pétrole devenant une ressource naturelle rare, il ne faudrait pas trop en abuser quand même...
... mieux vaut-il vivre
d'amour et d'eau fraiche
ou d'alcool et de sexe ?
19 novembre 2008
La conjuration des imbéciles - John Kennedy Toole
Il y a quelques temps, on m'a offert "La conjuration des imbéciles" (A Confederacy of Dunces) écrit par John Kennedy Toole.
L'histoire se déroule à la Nouvelle-Orléans au début des années 60. On suit les aventures rocambolesques d'Ignatius Reilly, un trentenaire intelligent, érudit, à la carrure imposante, mais fainéant. Il vit depuis toujours chez sa mère. Hypocondriaque, associable, s'exprimant dans un langage châtié et imprégné de la philosophie de Boèce de Dacie, il écrit sa vision du monde sur des cahiers "Big Chief". Il va aussi régulièrement voir des dessins animés au cinéma pour les critiquer avec virulence pendant la séance.
Seulement, à 30 ans, il est contraint de trouver du travail et d'affronter les réalités du monde.
J'ai beaucoup aimé ce bouquin, ça faisait longtemps que je ne m'étais pas autant marré à la lecture d'un tel livre. Les personnages - et particulièrement celui d'Ignatius - sont délicieusement caricaturaux et pourtant très humains.
Certains chapitres m'ont paru un peu lourds (redondance du style ?), mais la structure du livre serait calquée sur celle du Consolatio Philosophiae boècien. On note donc les efforts de l'auteur et la minutie de son style.
A propos de J. K. Toole, son tragique destin accompagne l'histoire de ce livre : après avoir démarché en vain plusieurs éditeurs pour la parution de "la conjuration", il s'est suicidé de désespoir à l'âge de 32 ans. Ironiquement, 10 ans plus tard, le livre est publié et reçoit même un prix Pulitzer en 1981, l'élevant au statut de grand classique de la littérature humoristique américaine.
... quoiqu'il en soit,
c'est une excellente lecture !
27 octobre 2008
Psychanalyse des contes de fées - Bruno Bettelheim - 2/2
Suite de ma critique sur la "Psychanalyse des contes de fées" de Bruno Bettelheim.
Je vais commencer par parler ici du côté psychanalytique présent dans cet ouvrage.
Il est donc très marqué par les théories de Freud. Ainsi, beaucoup d'interprétations sont mises à la sauce du "complexe d'oedipe".
Aussi, je ne crois pas qu'on puisse considérer que le complexe d'oedipe s'applique à tous les enfants et explique leur problèmes de développement ou les conflits parentaux. Ca me semble soit réducteur dans certains cas, soit complètement faux.
Alors quand l'auteur dit que Blanche-Neige est à l'origine de la jalousie de la Reine (par la relation complice qu'elle entretient avec son père au début du conte), je ne suis pas d'accord. Pour moi, il est normal qu'une enfant aime ses parents et cherche à les séduire car ils sont son modèle. En revanche la jalousie de la Reine n'a de provenance que d'elle-même et n'engage que sa responsabilité.
Il dit également qu'il est important de comprendre que c'est "aussi" grâce au comportement très dur et autoritaire de la marâtre que Cendrillon a pu s'épanouir (en surmontant ses épreuves), et je trouve ce message là très pernicieux (il légitimerait la violence éducative).
Enfin, l'auteur insiste sur le fait qu'il est important que les méchants soient châtiés en fin de conte (d'où en partie sa préférence pour les contes de Grimm). A mon avis, ça peut reflèter le fonctionnement de notre société actuelle, mais je ne crois pas que ça aide l'enfant dans sa vie. Car, par exemple, si quelqu'un s'identifie au loup du Petit Chaperon Rouge (ce que l'auteur exclue d'emblée), il ne veut pas finir comme lui et voudrait avoir d'autres chances.
A ce propos, l'identification avec le loup (ou autre personnage mauvais du conte) ne me paraît pas si inconcevable que ça. Le loup de l'histoire est le grand perdant car il se fait tuer (atrocement, si on lui met des pierres dans le ventre) pour son crime et surtout n'apprend rien sur le mal qu'il a fait. Un enfant puni sans moyen de s'améliorer peut facilement s'identifier au loup et concevoir un certain désespoir dans la fin qui l'attend.
De plus, je trouve que la fin du loup qui se fait tuer est moins réaliste que celle du loup qui s'enfuit. dans le premier cas, on peut croire que le Petit Chaperon Rouge n'a désormais plus rien à craindre (du coup quel serait l'intérêt de l'histoire qu'elle a vécue ?). Dans la réalité le loup est toujours présent (même s'il s'est enfui), et le Petit Chaperon Rouge doit pouvoir s'en défendre plus intelligemment grâce à son expérience.
Après avoir lu une biographie de Bruno Bettelheim, j'ai remarqué qu'il défendait la théorie selon laquelle l'autisme n'aurait pas de base organique ; ce à quoi j'adhère et qui me semble courageux à l'époque vu l'opposition qu'il a pu avoir à ce genre d'idée.
Je me dis que d'autres ouvrages de lui comme "la forteresse vide" doivent être intéressant à lire.
Voilà, je pense donc que "Psychanalyse des contes de fée" est un livre intéressant et le sujet est bien traité, mais je mets un gros bémol sur certaines conclusions.
15 octobre 2008
Psychanalyse des contes de fées - Bruno Bettelheim - 1/2
Je viens de terminer de lire "Psychanalyse des contes de fée" de Bruno Bettelheim.
L'auteur, psychanalyste, a publié cet essai en 1976 après avoir abandonné un école orthogénique qu'il dirigeait à Chicago.
Il décortique donc l'univers des contes de fée à la recherche de sens caché qui parlerait à l'inconscient du lecteur. Ces significations sous-jacentes indiqueraient donc un chemin à l'enfant pour l'aider à s'épanouir et résoudre ses questions intérieurs.
Bruno Bettelheim oppose le conte de fée (optimiste, qui s'adresse aux enfants) au mythe (tragique, qui s'adresse à l'adulte) ou à la fable (moraliste).
Il analyse des contes tels que "Les Trois Petits Cochons", "Boucle d'Or", "Frérot et Soeurette", "Blanche-Neige" "Cendrillon", "La Belle aux Bois Dormants", "Le Petit Chaperon Rouge", "La Belle et la Bête" etc...
Voici mon avis sur ce bouquin...
Sur la forme, déjà, je l'ai trouvé très accessible.
Tout est explicité, même des théories comme le complexe d'Oedipe. Tout cela facilite donc grandement la lecture et permet à tout un chacun de comprendre ce qu'il lit et, le cas échéant, de se faire sa propre opinion. Je trouve que c'est un point très positif pour ce genre de littérature. Tout est clair pour peu qu'on prenne le temps de réfléchir à ce qui est écrit.
Sur le fond, je suis plus partagé.
Les interprétations de Bruno Bettelheim sont sans conteste intéressantes. La plupart des aspects de ses démonstrations me semblent pertinents. Cependant j'ai quand même trouvé sa vision assez réductrice et beaucoup trop empreinte d'un dogmatisme freudo-psychanalytique.
Si on lit une biographie de Bruno Bettelheim, on constate qu'il a écrit ce livre après son départ d'un centre dans lequel il s'occupait d'enfants autistes. On pourrait donc en déduire que ses observations sur ces enfants ont dû l'influencer dans ses recherches. Aussi à la lecture du livre, j'ai senti qu'on ne parlait pas des enfants en général mais d'une sous-catégorie : des enfants qui auraient des problèmes avec leur environnement. Or ça me semble être un mauvais raccourci.
Je trouve aussi qu'il accorde trop d'importance aux contes de fée. On pourrait croire que sans conte de fée, l'enfant auraient plus de difficulté à s'épanouir dans sa vie. Ca ne me semble pas vrai.
Deuxièmement, Bruno Bettelheim part du principe que l'enfant va systématiquement s'identifier au héros (et jamais aux autres personnages, comme le méchant ou un personnage secondaire). Or je pense qu'un enfant peut aussi s'identifier à un autre personnage (comme par exemple le loup dans le Petit Chaperon Rouge) et que le conte prend ainsi une toute autre signification.
La suite de la critique dans un prochain post.
06 octobre 2008
"Chemins de vie" & "Ta vie sauvée enfin" d'Alice Miller
Récemment, j'ai lu deux livres d'Alice Miller.
Le premier, "Chemins de vie" est sorti en 1998. Il parle donc du sujet cher à l'auteur : l'éducation et les traumatismes de l'enfance. Il est écrit sous une forme particulière puisque chaque chapitre relate l'histoire de personnages fictifs écrite à la première personne.
Chacune de ces histoires est construite autour d'un dialogue entre une personne et un ami/parent à elle dans lequel ils retracent ensemble des passages clés de leur vie. Ils parlent de leurs traumatismes (relation difficile avec les parents / conjoint / psy, ou difficultés rencontrées en période de guerre) et expliquent le chemin qu'ils ont pris pour les surmonter.
"Ta vie sauvée enfin" est sorti cette année (2008). On retrouve beaucoup d'élements, de lettres de lecteurs et d'articles qui avaient été publiés sur le site web d'Alice Miller. Le thème reste le même : l'enfance.
Je rédige les mêmes commentaires pour ces deux ouvrages car ils m'ont laissé des impressions similaires. Sur le fond, j'ai donc trouvé le contenu très juste et intelligent.
Par exemple, j'ai trouvé intéressants les passages parlant d'accouchements sans trauma pour le bébé, ou alors l'évolution de la relation d'une mère avec son enfant trisomique.
Cependant, la forme m'a laissé plus perplexe. Pour le premier, j'ai trouvé que la description des situations sous forme de dialogue ne fonctionnait pas ; ça m'a semblé assez irréaliste, hésitant entre le style documentaire et romancé. Pour le dernier, c'est une compilation d'articles et de lettres de lecteurs venant du site-web (avec divers ajouts ou corrections), mais j'ai trouvé que ce format là avait moins de pertinence sous forme d'un livre. C'est dommage car le contenu est très instructif.
Donc, si je devais conseiller des lectures d'Alice Miller, je viserais plutôt :
- C'est pour ton bien
- La connaissance interdite
27 février 2008
Benoît Poelvoorde
Récemment, j'ai regardé "C'est arrivé près de chez vous" que je n'avais jamais vu jusqu'à maintenant mais dont j'avais très souvent entendu parler. Benoît Poelvoorde y joue le rôle principal du tueur en série.
C'est un film très violent et cynique, mais surtout extrêmement caricatural. Assez controversé, je sais que beaucoup de gens n'accrochent pas du tout. En ce qui me concerne, c'est le fort décalage qu'on trouve tout au long du film qui m'a beaucoup plu ainsi que la critique de la société sous-jacente : la tirade sur l'architecture des immeubles, le poème sur le pigeon ou la perte de la gourmette alors qu'ils sont en cavale contrastent fortement avec l'atrocité des crimes commis.
Je trouve le personnage de Benoît très bien construit et remarquablement interprété : d'une mégalomanie, racisme et immoralité naïve. Peut-être que le montage du film n'est pas toujours au top, et je trouve que la scène du viol était totalement dispensable.
Bref je pense que c'est un film culte qui rejoindra bientôt ma vidéothèque !
Je connaissais Poelvoorde surtout par des films comme Le Boulet (que j'ai trouvé sans grand intérêt) et Narco (sympathique, sans plus).
Mais il faut avouer qu'il joue son personnage à merveille dans la série des fameux "Monsieur Manatane".
Un vrai plaisir !
Hop, en voici pour les yeux !
"Je suis colère, les enfants ! Je suis colère !
Je suis violence parce que je suis trahison !"
"Le Sénégal est à la faune sauvage,
ce que le Cambodge est à la jambe de bois,
une véritable Terre promise."
"Willy, vous êtes Viking. Et à ce titre, vous violez, vous pillez,
vous écartelez des traitres et vous tabassez
les boucs avec une batte. Héh ! Bravo Willy."
13 février 2008
White Moth - Xavier Rudd
Xavier Rudd dont j'avais parlé dans une précédente note a sorti récemment un nouvel album : White Moth.
L'album précédent Food In The Belly était très instrumental et Xavier Rudd y jouait en solo la plupart du temps mettant en oeuvre ses talents multi-instrumentaliste. Ce nouvel album diffère donc par un son plus riche et notre artiste semble être accompagné d'autres musiciens et d'un choeur aborigène (!).
J'ai donc retrouvé avec plaisir le son de ses merveilleux didjeridoos, de ses guitares grinçantes et ses rythmes reggae (malgré le fait que je sois loin d'être un grand fan de reggae).
Xavier Rudd y chante toujours la paix, l'amour, la générosité et les paroles peuvent sembler un peu gnangnan, mais bon, je ne serais pas du genre à cracher sur le ton positiviste et peace & love de l'album.
J'ai été agréablement surpris par les choeurs ou solos de chants aborigènes accompagnés par le bourdement du yirdaki.
Bref, cet album est un véritable plaisir pour qui veut se relaxer et écouter de la bonne zic bien jazzycoolos sa race...
24 janvier 2008
L'élégance du hérisson - Muriel Barbery
J'ai fini récemment la lecture de "L'élégance du hérisson" de Muriel Barbery (voir son blog).
L'histoire est celle de deux personnes habitant dans un même immeuble. La première est la concierge de l'immeuble qui cache une grande irrudition, un goût prononcé pour l'art et des manières raffinées derrière le stéréotype de la concierge bête et acariâtre. L'immeuble est habité par de riches familles embourgeoisées et personne ne se doute de la véritable personnalité de la concierge. La deuxième personne est une fille de 12 ans qui est très intelligente, surdouée même, mais vit mal dans le milieu superficiel de son entourage. Elle programme son suicide pour ses 13 ans, et décide d'avoir le plus de pensées profonde d'ici là et de les noter dans un journal intime.
Nous avons affaire là à un livre plutôt fin, désopilant, émouvant et très bien écrit. J'ai pris du plaisir à le lire, et certains détails m'ont paru bien trouvés (comme le fait d'apprendre le nom de la jeune fille qu'à la moitié du livre, comme si elle trouvait un part de son identité à travers le regard de l'autre). Je pense à 2 3 amis à qui il devrait plaire. A certains moment, j'ai pu être gêné par une certaine complaisance des personnages principaux dans leur goût prononcé pour le culturo-aristo-artistique mais je suppose que ça rend compte d'un certain réalisme de la situation de telles personnes (je développerai cette idée dans une prochaine note).
Bref, c'est un petit régal.
