Twister City

Bienvenue sur mon blog. Et bonne lecture !

27 février 2008

Benoît Poelvoorde

Récemment, j'ai regardé "C'est arrivé près de chez vous" que je n'avais jamais vu jusqu'à maintenant mais dont j'avais très souvent entendu parler. Benoît Poelvoorde y joue le rôle principal du tueur en série.

C'est un film très violent et cynique, mais surtout extrêmement caricatural. Assez controversé, je sais que beaucoup de gens n'accrochent pas du tout. En ce qui me concerne, c'est le fort décalage qu'on trouve tout au long du film qui m'a beaucoup plu ainsi que la critique de la société sous-jacente : la tirade sur l'architecture des immeubles, le poème sur le pigeon ou la perte de la gourmette alors qu'ils sont en cavale contrastent fortement avec l'atrocité des crimes commis.

Je trouve le personnage de Benoît très bien construit et remarquablement interprété : d'une mégalomanie, racisme et immoralité naïve. Peut-être que le montage du film n'est pas toujours au top, et je trouve que la scène du viol était totalement dispensable.

Bref je pense que c'est un film culte qui rejoindra bientôt ma vidéothèque !


Je connaissais Poelvoorde surtout par des films comme Le Boulet (que j'ai trouvé sans grand intérêt) et Narco (sympathique, sans plus).

Mais il faut avouer qu'il joue son personnage à merveille dans la série des fameux "Monsieur Manatane".

Un vrai plaisir !

Hop, en voici pour les yeux !


"Je suis colère, les enfants ! Je suis colère !
Je suis violence parce que je suis trahison !"


"Le Sénégal est à la faune sauvage,
ce que le Cambodge est à la jambe de bois,
une véritable Terre promise."


"Willy, vous êtes Viking. Et à ce titre, vous violez, vous pillez,
vous écartelez des traitres et vous tabassez
les boucs avec une batte. Héh ! Bravo Willy."

par ZEL à 22:53 - Critiques - - [#]

13 février 2008

White Moth - Xavier Rudd

whitemothXavier Rudd dont j'avais parlé dans une précédente note a sorti récemment un nouvel album : White Moth.

L'album précédent Food In The Belly était très instrumental et Xavier Rudd y jouait en solo la plupart du temps mettant en oeuvre ses talents multi-instrumentaliste. Ce nouvel album diffère donc par un son plus riche et notre artiste semble être accompagné d'autres musiciens et d'un choeur aborigène (!).

J'ai donc retrouvé avec plaisir le son de ses merveilleux didjeridoos, de ses guitares grinçantes et ses rythmes reggae (malgré le fait que je sois loin d'être un grand fan de reggae).

Xavier Rudd y chante toujours la paix, l'amour, la générosité et les paroles peuvent sembler un peu gnangnan, mais bon, je ne serais pas du genre à cracher sur le ton positiviste et peace & love de l'album.

J'ai été agréablement surpris par les choeurs ou solos de chants aborigènes accompagnés par le bourdement du yirdaki.

Bref, cet album est un véritable plaisir pour qui veut se relaxer et écouter de la bonne zic bien jazzycoolos sa race...

par ZEL à 00:07 - Critiques - - [#]

24 janvier 2008

L'élégance du hérisson - Muriel Barbery

eleganceJ'ai fini récemment la lecture de "L'élégance du hérisson" de Muriel Barbery (voir son blog).

L'histoire est celle de deux personnes habitant dans un même immeuble. La première est la concierge de l'immeuble qui cache une grande irrudition, un goût prononcé pour l'art et des manières raffinées derrière le stéréotype de la concierge bête et acariâtre. L'immeuble est habité par de riches familles embourgeoisées et personne ne se doute de la véritable personnalité de la concierge. La deuxième personne est une fille de 12 ans qui est très intelligente, surdouée même, mais vit mal dans le milieu superficiel de son entourage. Elle programme son suicide pour ses 13 ans, et décide d'avoir le plus de pensées profonde d'ici là et de les noter dans un journal intime.

Nous avons affaire là à un livre plutôt fin, désopilant, émouvant et très bien écrit. J'ai pris du plaisir à le lire, et certains détails m'ont paru bien trouvés (comme le fait d'apprendre le nom de la jeune fille qu'à la moitié du livre, comme si elle trouvait un part de son identité à travers le regard de l'autre). Je pense à 2 3 amis à qui il devrait plaire. A certains moment, j'ai pu être gêné par une certaine complaisance des personnages principaux dans leur goût prononcé pour le culturo-aristo-artistique mais je suppose que ça rend compte d'un certain réalisme de la situation de telles personnes (je développerai cette idée dans une prochaine note).

Bref, c'est un petit régal.

par ZEL à 12:00 - Critiques - - [#]

20 décembre 2007

"Fennec" de Lewis Trondheim & Yoann

fennecLewis Trondheim au scénario et Yoann au dessin signent ici un magnifique album.

Dans cette bédé, on suit les aventures d'un fennec qui part à la recherche du collier du shaman pour faire pleuvoir sur son territoire et, ainsi, faire fuir tous les serpents qui le harcèlent.

On retrouve la patte de Trondheim, son humour décalé, ces situations désopilantes et un style qui s'adresse autant aux adultes qu'aux enfants.

Les planches ont été réalisées à l'aquarelle par Yoann.

J'ai bien aimé les tons pastels des décors, la fraicheur de la colorisation et les traits des personnages sont simples mais expressifs. Le fennec est parfois cruel et a son petit caractère de merde, mais il reste attachant.

Bref, c'est une belle bédé.

par ZEL à 11:32 - Critiques - - [#]

07 décembre 2007

"Se libérer du connu" de Jiddu Krishnamurti

connuKrishnaJ'ai donc terminé de lire "Se libérer du connu" de Jiddu Krishnamurti. C'est un livre de poche de 126 pages qui se lit assez rapidement. J'ai relu certains chapitres et il est probable que je le lirai entièrement à nouveau.

Ce livre décrit la manière dont les gens sont conditionnés par leur vécu et comment cela affecte leur vie de tous les jours, leur perception de leurs propres émotions.

Il aborde des thèmes comme la liberté, l’observation, le plaisir, les relations humaines etc.
Entre autre, l’auteur décrit comment l’homme vit dans le passé et peut se fermer l’esprit en utilisant sa pensée pour se projeter dans l’avenir, mais en prenant sa propre expérience (qui appartient au passé) comme base. Il estime que ceci est une perte de temps et d’énergie.

Aussi, par exemple, il explique comment quelqu’un peut se forger une image d’une autre personne à partir de ses expériences vécues avec elle, et que cette image crée une distance (et donc un conflit) entre ces deux personnes et ce qu’elles sont réellement à l’instant présent.


Ce livre est écrit dans un style très clair et accessible, loin de tout formatage académique.

Ce côté-là m’a donc plu. Aussi, j’ai trouvé ces raisonnements très pertinents. Certains passages ont pu me laisser perplexe, mais une seconde lecture me permettait d’en saisir le sens ; question de vocabulaire.

J’ai senti une très forte conviction dans ce que Krishnamurti a écrit dans ce livre. Aussi, certains détails restent pour moi encore assez obscurs. Mais je m’y suis retrouvé dans les grandes lignes.

En tout cas, il a poussé vraiment très loin sa réflexion, et j’ai donc trouvé cette lecture passionante.

Avis aux amateurs...


Au cours de la lecture, j’ai été très curieux d’en savoir plus sur Krishnamurti. Je n’ai pas trouvé de biographie suffisamment complète en Français. En Anglais, celle de Wikipedia est très bien :
> Jiddu Krishnamurti biography <.

Le personnage est pour le moins intéressant. Pour résumer il a été élevé dans la Société Théosophique (une secte très influente en Inde). Son enfance n’a pas été facile, et les leaders de la Société Théosophique l’ont reconnu comme un « messie », l'ont formé en tant que tel et l’ont mis à la tête d’une filiale de la secte.

C’est vers l’âge de 30 ans, suite à la mort de son frère (ainsi que d’autres événements majeurs de sa vie) qu’il désavoue l’idée d’être « messie » et quitte la Société Théosophique (après avoir dissout la branche qu’il contrôlait).

… en gros, c’est un peu comme si la Reine d’Angleterre renonçait à sa couronne et abolissait la monarchie au Royaume Uni.

Il s’est donc écarté de la secte et a voyagé dans le monde jusqu’à la fin de sa vie, en indépendant et libre-penseur. Suivi par beaucoup de gens, il s’est cependant toujours défendu d’être un « gourou » et les encourageait à penser et agir par eux-mêmes, libres de toute forme d’autorité (religieuse, ou intellectuelle).

Il a vécu jusqu’à 90 ans, et a publié beaucoup d’ouvrages.

par ZEL à 12:31 - Critiques - - [#]

04 septembre 2007

Caramel

caramelC'est un très joli film que j'ai beaucoup aimé.

Caramel raconte l'histoire de cinq femmes libannaises qui se croisent régulièrement dans un salon de beauté à Beyrouth. Pour plus d'infos, allez voir ce synopsis.

Ce film a été réalisé par Nadine Labaki.

Les actrices (amatrices) sont belles et convaincantes ; l'histoire est jolie, fraiche et sans aucune fausse note. Les thèmes du film sont la confidence, les relations sentimentales entre femmes et hommes évoluants dans un monde contraint par un système traditionnel oriental. Plutôt centré sur les femmes, ce film ne donne cependant pas de mauvais rôle aux hommes ; les personnages masculins sont touchants à leur manière.

par ZEL à 18:20 - Critiques - - [#]

03 septembre 2007

"Merde Actually" - Stephen Clarke

MActuallyAprès avoir sorti "A Year In The Merde", Stephen Clarke remet le couvert avec "Merde Actually" où il raconte la suite de ses rocambolesques aventures en France... un pays qui l'a visiblement bien marqué.

Dans, le premier opus, l'auteur écrit sous le nom de plume "Paul West" qui s'avère être le personnage principal et narrateur du livre, ce qui pourrait laisser croire que ses déboires sont réels. Mais bon, quand il explique qu'il est obligé d'acheter 10 paires de pompes parce qu'il marche sur une crotte de chien toutes les 10 secondes, on est rapidement au parfum si j'ose dire.

On m'avait vendu ce bouquin comme donnant une vision drôle et intelligente sur la France et les particularités de ses habitants. Alors pour le côté drôle, Clarke écrit dans un style dynamique, décalé et tout en images humoristiques et je dois avouer que ce côté là m'a beaucoup plu. Pour l'intelligence et la finesse, il a dû les perdre lors d'une balade au Trafalgar Square.

Dans "Merde Actually", Paul West raconte ses malheurs avec sa nana, sa belle-famille, son architecte, ses maçons, ses employés, son ex-boss, ainsi qu'un bonne partie de la population française, faisant complaisamment le tour des clichés sur les Français (quand il ne les invente pas).

A chaque page, t'as envie de lui dire : "Si ta belle-mère t'oblige à ramasser des courgettes, c'est pas parce qu'elle est française, mais c'est tout bêtement parce qu'elle est complètement cintrée et que t'es un bouffon !"

Certains passages sont suréalistes. Clarke veut nous faire croire qu'un Français se marrerait devant un mec qui s'appellerait Tom Burn (burn -> burne -> testicule -> haha...).

Oui, s'il a 15 ans...

Alors le héros de l'histoire rencontre un breton nommé Yann Kerbolloc'h (yanker bollocks -> branleur couilles -> hahaha...) et finit par lui coller un pain dans le nez après une embrouille invraissemblable et alors que c'est son client.

Enfin, heureusement que la morale est là pour rattraper le coup. A la fin du livre, après une série de péripéties sentimentales, Paul West apprend de la vie à Paris qu'il peut réfléchir avec son coeur autrement qu'avec sa bite...

... Tada tsouin...

par ZEL à 13:43 - Critiques - - [#]

23 août 2007

Rashomon

La critique suivante est plus une satyre qu'une critique sérieuse.


rashomonMardi soir, je suis allé au ciné voir Rashomon, un film japonnais sorti dans les années 50 et rediffusé cet été. Et pour cause : bien que peu connu sous nos latitudes occidentales, ce film est culte !

Le scénario est extrèmement bien ficelé et la structure narrative prend le spectateur par les tripes dans un suspens soutenu. L'action trépidante et rythmée ne laisse personne reprendre son souffle, et renvoie des movies comme Die Hard 4 au rang de films muets des débuts du XXème siècle. La vitesse impressionante du déroulement des scènes ne nous laisse pas le temps de réfléchir !

Les dialogues ont leur lot de phrases cultes et les acteurs sont très convaincants. Des pointes d'humour subtiles jalonnent les dialogues et j'avoue avoir ri de bon coeur devant certains jeux de mot et des situations délicieusement cocasses, quasiment comme dans Pulp Fiction.

Les combats sont magnifiquement chorégraphiés, et n'ont pas à palir devant les gesticulations simiesques de Jacky Chan qui, à comparer, ressemblent plus aux gestes désordonnés d'un mec pris d'une crise d'épilepsie (je crois savoir d'ailleurs que Bruce Lee et Jacky Chan se sont s'inspirés des mises en scène de ces combats époustouflants qui pour l'époque étaient très novateurs). Les cascades, les pirouettes et autres croisements de sabres vous collent au fond du siège !

Malgré les très faibles moyens budgétaires et la technologie de l'époque, les effets spéciaux foisonnent et sont surprenants de réalisme. Les moyens étant limités, le réalisateur a fait preuve d'une imagination débordante, et il n'est pas exagéré de dire que les moyens du bord ont été repris (j'allais dire "plagiés") jusque dans des films récents comme Matrix ou Gladiator.

Quant à la morale de l'histoire, elle est gentillette. Des thèmes comme les relations entre hommes et femmes, la fidélité, l'individualisme et le respect sont mis en avant. J'ai été impressionné par la vision très avant-guardiste de la position de la femme dans la société (pour un film des année 50) sachant que l'action se déroule au Japon du XIème siècle. Je pense que les féministes de notre époque auraient des leçons à prendre en visionnant ce film.

La salle était très enthousiaste et les spectateurs ont tous applaudi.


Bref, comme vous pouvez le constater, j'ai été profondément subjugué par cette oeuvre d'art cinématographique (primée par un Lion d'Or en 1951 suivi par un Oscar). Et je ne suis pas le seul !

Malgré le fait que ce film d'auteur ne soit diffusé que dans peu de salles en France, je vous conseille de vous y jeter dessus les yeux fermés, je vous garantis que vous ne le regretterez pas !!!

HAHAHA !!!
(pardon,
c'est juste une réplique
récurrente et donc
culte du film
)

par ZEL à 19:00 - Critiques - - [#]

07 juin 2007

Lunar Park - Bret Easton Ellis

lunarparkAprès mon coup de foudre pour American Psycho, j'ai lu le dernier livre de Bret Easton Ellis : Lunar Park.

Mouais...

Le livre raconte l'histoire de l'auteur : Bret donc.

Les premières pages parlent de sa vie déjantée d'écrivain soudain richissime qui dépense son fric dans des soirées extrèmement chicos, dans l'alcool et la drogue. Ensuite, très rapidement, le ton devient plus fiction, et l'histoire sombre dans un roman d'un pur style stephenkingien.


On retrouve les vieilles ficelles de Stephen King : un loser complètement irresponsable qui essaye d'être le héro de l'histoire. Des gamins à sauver qui sont plus intelligents qu'on le croit (ou pas). Des forces occultes, mais on ne sait pas si en fait c'est le héro qui est fêlé. Des trucs morbides, un peu de sexe (mais heureusement pas aussi malsain ou morbide que King). Et tout cela est écrit à la sauce Ellis : c'est-à-dire dans un style mordant et ambigu.

Le style narratif genre "mais c'est autobiographique puisque c'est Ellis le héro" n'a pas pris avec moi (si j'avais été ado, peut-être) surtout après la lecture d'American Psycho. Et la fin m'a laissé très perplexe.

On ne retrouve pas la subversion, la provocation, l'intrigue (bref la magie) d'American Psycho.

A la rigueur, j'ai trouvé intéressante (et tragique) la société américaine dépeinte par Ellis où plus de 20% des enfants américains sont obligés de consommer de puissants médocs pour qu'ils soient plus sages et malléables.

Bref, tout ça pour dire que j'ai beaucoup lu de Stephen King étant ado, et que, et bien, ça m'a passé. Ca ne m'intéresse plus.

Sinon, pour finir sur une bonne note, je pense que c'est un excellent bouquin pour les amateurs du genre (Stephen King et Bret Easton Ellis mélangé) et il est très bien écrit. Ca se laisse bien lire.

par ZEL à 10:00 - Critiques - - [#]

05 juin 2007

The Curious Incident of the Dog in the Night-Time - Mark Haddon

CuriousIncidentY'a un mois, on m'a prêté "The Curious Incident of the Dog in the Night-Time" de Mark Haddon (en anglais donc).

J'ai lu le livre le soir même d'une seule traite (je me suis endormi à 6 heures du mat', le jour se levait).

Impossible de décrocher, ça ne m'arrive jamais...


Le livre raconte à la première personne l'histoire de Christopher, un adolescent de 15 ans atteint du syndrome d'Asperger (une sorte d'autisme).

Christopher a une mémoire et une capacité logique extraordinaires. Cependant il est isolé socialement par un handicap dans le déchiffrage des émotions humaines et dans ses rapports avec les autres.

Par exemple, il découpe le mode en deux groupes : ceux à qui il peut faire entièrement confiance, et les autres (dont il se méfie). Il range ces personnes en fonction du bien ou du mal qu'elles lui font.

Ou aussi, il déteste la couleur jaune, mais il aime bien le rouge. Ses aliments doivent être séparés dans son assiette (et de couleur différente de jaune) sinon il ne les mange pas (sachant que si un aliment jaune touche un autre aliment, alors cet aliment devient infecté et par conséquent inmangeable).

En cas de conflit avec quelqu'un, il se recroquevillera dans un coin en bourdonnant pour se couper totalement du monde extérieur.

Un jour, Christopher découvre que le cadavre du chien de ses voisins, une fourche plantée dans le ventre. Il décide de mener une enquête. Cette décision l'amènera à devoir sortir de sa coquille et le confrontera inopinément avec des éléments importants de sa vie...


Ce livre m'a ému.

Le ton du livre est léger, faussement naïf avec une pointe de subtil humour. J'ai trouvé à la fois tragique et pleine d'espoir (oui c'est contraditoire) l'histoire de cet ado.

Pleine d'espoir, parce qu'il évolue et repousse ses propres limites.

Tragique, parce qu'il vit dans un entourage finalement agressif et qui fait trop peu pour le considérer comme un individu à part entière et l'accepter (ce qui tend à le rendre irresponsable et narcissique).

Il vit dans une constante incompréhension.


SPOILER
(Attention, je casse un peu l'intrigue.
Je mets le texte en jaune,
surlignez le si vous voulez lire la suite).

Tragique aussi, parce que finalement la mère de Christopher avait complètement démissionné de sa responsabilité et de son rôle de mère vis-à-vis de son fils.

Tragique, parce que le père (malgré une patience supérieure à la moyenne) n'aide pas son fils à s'épanouir. Il ne le traite pas comme un individu à part entière :

  • Il lui ment au sujet de la mort de sa mère, pour - soi-disant - le protéger (mais de quoi au juste ? l'enfant n'est pas bête).
  • Il reste fermé à son égard et manipulateur. Il pose des interdictions (sachant que son fils tient toujours ses promesses) sans chercher à comprendre les motivations et raisons de son fils.
  • Sa demande de pardon après la découverte de la vérité sur sa mère est irresponsable et puérile (voir manipulatrice). L'enfant devrait pardonner et aimer son père, malgré ses fautes.

Tragique, car si on est comme moi, et qu'on pense que l'autisme ne tient pas à des facteurs innés (génétiques par exemple) mais est la réaction à un trauma extérieur pendant la plus tendre enfance (bébé, voir même in utero), on en déduit que les parents sont responsables (pour ne pas dire coupables) de son syndrome d'Asperger.

Bref, c'est un très beau livre que je conseille vivement (même si je dois avouer que, sur le coup, il m'a un peu foutu le blues)...

par ZEL à 21:57 - Critiques - - [#]
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